A LA UNE

Stratégie : ne rien faire

« On gagne beaucoup de batailles à ne rien faire »

Napoléon

Mais que se passe t’il en ce lundi matin? Ferais-je l’apologie de la paresse? Pas tout à fait, plutôt celle de la patience, avec laquelle on pourrait avoir tendance à la confondre. Cette phrase, que j’ai entendue récemment dans un podcast, m’a beaucoup interpellée, car elle va à l’encontre d’un énorme préjugé que je me traîne, et qui tend à me culpabiliser dés que j’arrête de travailler sur un projet auquel je tiens. Ce qui est intéressant, c’est qu’elle provient tout de même de Napoléon, qui était connu pour être un très grand stratège ! Alors qu’est-ce qu’il a bien pu vouloir dire par là ?

Entre Twitter ou les mails accessibles depuis n’importe quel téléphone, nous sommes en permanence connectés et en action. Nous tweetons en temps réel et répondons à nos e-mails dans la seconde. D’ailleurs, lorsque je travaillais encore en entreprise, j’avais souvent l’impression que mon temps de réponse aux e-mails constituait un indicateur de performance très valorisé. Jusqu’au jour où j’ai eu a gérer un tel volume de mails, que j’ai fini par en laisser passer certains… Est-ce que la Terre a explosé ? Est-ce que l’entreprise dans laquelle je travaillais a fait faillite ? Ou est-ce que les dossiers, sur lesquels j’étais, ont échoué pour autant ? Évidemment non. Mais le plus intéressant, c’est que le fait que je ne réponde pas dans la minute, ait même eu un effet très bénéfique sur leur issue ! Les personnes trouvaient elles-mêmes la solution ou prenaient conscience que le problème évoqué n’en était finalement pas un. J’étais ébahie de tels revirements. Et je crois que c’est de cela dont nous parle Napoléon: savoir poser ses pions et attendre de voir ce qu’il se passe. Rester à l’écoute du monde.

Plus je prends de l’age et moins je suis d’accord avec cette maxime qui dit « Quand on veut, on peut ». Je ne crois plus que la volonté soit le seul facteur à la réussite, en revanche, je crois profondément au pouvoir de l’intention, et c’est très différent ! Baser l’obtention de ce à quoi on aspire sur sa simple volonté, nous fait porter l’entière responsabilité de ce qui advient. Or, il existe tellement de paramètres qui rentrent en jeu pour que les choses se passent comme on l’espère. La vie est bien plus complexe que ça. En réalité, je crois que de poser une intention, faire de son mieux pour la réaliser, et ensuite, de lâcher-prise sur ce qui advient , MAXIMISE les chances de réussite.

Dans la concrétisation d’une réussite, nous avons notre part à faire, mais il est important de laisser aussi le temps et l’espace à l’univers d’œuvrer dans notre sens. La patience et la confiance, à elles seules, peuvent parfois retourner totalement une situation que l’on croyait sans issue. L’intention de cette semaine se concentre donc sur cette part de lâcher-prise. Celle où l’on garde confiance dans toutes les graines que l’on a semées pour faire advenir un projet, et on s’occupe d’autres graines à planter, pour laisser le temps à la première de grandir à son propre rythme (qui est souvent tellement plus lent que ce que nous souhaiterions !). Respecter cette temporalité, en ne faisant rien, peut paradoxalement devenir la meilleure chose à « faire » !

Cette semaine, je vous souhaite donc cette patience et cette confiance en ce qui est en cours, mais pas encore manifesté. Belle semaine à toutes et à tous !

A LA UNE

Féminisme : un engagement professionnel

Le féminisme a été pour moi, l’une des grandes révélations de 2020. Il aura fallu des événements marquants, notamment chez Ubisoft, chez qui j’ai travaillé presque 20 ans, et sur l’ensemble de la scène médiatique française, pour que je prenne pleinement conscience de l’importance du combat à mener autour de l’égalité hommes-femmes. La fin d’un déni pour moi, une étape déstabilisante, qui s’accompagne d’émotions tellement contradictoires, et surtout, de beaucoup d’interrogations.

Car m’intéresser au féminisme, a été l’occasion pour moi de m’ouvrir à des questions inédites, et d’oser remettre en cause une représentation des rapports hommes-femmes que je croyais limpide. Pour cela, j’écoute, je m’informe, j’apprends, dans l’optique de faire progresser la qualité des relations que j’ai, avec les hommes et avec les femmes que je côtoie. Ce n’est que le début d’un chemin d’apprentissage passionnant, et surtout, crucial pour l’avenir de chacun.

La rencontre avec « Femmes ici et ailleurs » (FIA) s’est faite au moment où j’ai compris que, pour moi, le féminisme ne pouvait plus être un centre d’intérêt parmi tant d’autres. Je suis Coach, mon métier est centré sur l’humain. Et il me semble aujourd’hui incontournable de me positionner clairement en faveur de cette égalité hommes-femmes, pour assurer aux personnes que j’accompagne les meilleures conditions de réussite possibles. Car, comment déployer son plein potentiel lorsque la société, dans laquelle vous évoluez, véhicule autant d’apriori limitant sur votre sexe? À ce stade, il m’apparaît donc indispensable d’agir, non seulement au niveau individuel, mais aussi au niveau de notre société elle-même.

Pierre-Yves Ginet, co-fondateur du Club avec Marie Charvet, présentait déjà en 2015, les enjeux de cette association devenue une entreprise, et le magazine devenu un bi-mestriel, avec à ce jour une Communauté de plus de 6000 adhérents.

C’est donc avec un grand plaisir que j’ai décidé de m’engager professionnellement aux cotés du Club « Femmes Ici et Ailleurs » pour participer à développer leur réseau ultra-dynamique et innovant. Un nouveau pan de mon activité qui s’inscrit en complément de celle de Coach et de créatrice d’Ateliers sur Auteurdemavie.

Mon rôle, en tant que développeuse chez FIA, est de proposer aux hommes et aux femmes qui souhaitent faire progresser leurs rapports humains, d’avoir accès à des articles, des conférences, et surtout, une communauté de personnes qui échangent activement sur les enjeux de l’égalité hommes-femmes dans le monde. Je recherche des hommes et des femmes, qui ne veulent plus se contenter de subir leurs relations, mais de les faire évoluer vers le meilleur. Car je suis persuadée que c’est en faisant bouger les lignes, chacun et chacune à notre niveau personnel, que nous créerons un monde meilleur pour nos enfants.

N’hésitez pas à me contacter via mon formulaire de contact si vous souhaitez échanger avec moi sur le Club « Femmes Ici et Ailleurs ». Je me ferai un plaisir de vous inviter à une réunion de présentation où vous pourrez découvrir par vous même l’énergie incroyable de ce Club !
Pour celles et ceux qui sont curieux de découvrir ce Magazine pas comme les autres, je vous partage un lien vers ce Numéro de Janvier-février 2020 en version digitale : Magazine Femmes Ici et ailleurs – Janvier-Février 2020

Je me réjouis à l’avance de nos futurs échanges !

Se nourrir en conscience

« La qualité du matériau avec lequel on joue détermine aussi la qualité des idées que l’on sera capable de produire »

Yaron Herman – Le Déclic Créatif

Cette année 2021 débute fort. Les conséquences de décisions prises en 2020 refont surface et l’importance de prendre de nouvelles décisions pour préparer l’avenir occupe pleinement ce mois de Janvier. Depuis quelque temps déjà, je me sens très inspirée par cette analogie de la « graine », que l’on sème pour en récolter les fruits plus tard. Je me suis rendu compte que nous semons en permanence des graines, sans même nous en rendre compte. Nous sommes parfois surpris de ce que nous récoltons alors que, lorsque l’on y réfléchit, il y a très souvent un lien évident entre les choix que nous avons faits et les réussites ou les échecs que nous rencontrons.

L’avenir se crée dans nos actions du présent.

Forte de cette prise de conscience, j’ai décidé de prêter une plus grande attention aux graines que je sème et d’y mettre le plus d’intention possible afin de maximiser les chances de voir éclore les projets qui me tiennent le plus à cœur. Un exemple assez bluffant pour moi a été pour 2020, de me mettre un objectif de Lecture, afin de valoriser l’apport que les livres que je fais rentrer dans ma vie peut avoir sur mes projets. Donc outre un objectif quantitatif d’un peu plus d’un livre/semaine, j’ai surtout fait une liste de livres que je souhaitais lire et un suivis des lectures effectuées dans mon Bullet journal.

Le résultat est effectivement que, même si les livres lus en 2020 ne m’ont pas tous plus, j’ai eu la sensation qu’ils venaient me nourrir, car je les avais choisis intentionnellement. Ces livres ont participé à mon développement d’une manière ou d’une autre. Faire des choix qui nous nourrissent ne dépend que de nous et en ce début de semaine, c’est sur toutes ces « petites graines » que je souhaite porter mon attention. Quelles sont les activités, les personnes, les comportements, les attitudes qui me nourrissent et celles qui sont en dissonance avec mes projets ?

Je vous souhaite à toute et à tous une excellente semaine !