A LA UNE

Je respire…

J’arrête
De me pousser au cul
De vouloir toujours plus
De me fouetter pour avancer
De lutter, de me maltraiter

Je prends du temps
Pour m’écouter
Pour prendre soin de moi
Pour retrouver mon souffle
Pour me rencontrer

Je ne sais pas combien de temps cela prendra
C’est un moment nécessaire
Un retour à la simplicité
Une ouverture du cœur
Je reviens bientôt

Quand j’aurais cesser de m’immoler sur l’autel du mieux être
Quand j’accepterais de m’aimer pour celle que je suis et pas pour ce que je fais
Quand mon cœur sera content
Quand je sentirai le moment

Pour l'instant, je respire
C'est ce qui est important.

A LA UNE

L’illusion de l’inspiration sur Instagram

Sans être une grande adepte des réseaux sociaux, j’avoue que je suis assez fascinée par Instagram. J’aime les images. Je pourrais passer des heures (et parfois, je le fais!) à faire défiler le contenu des centaines de comptes auxquels je suis abonnée. Car ces abonnements sont un peu un concentré de toutes les thématiques qui m’intéressent, et le fait d’en visualiser le contenu en un seul coup d’œil (une image vaut 1000 mots!) est addictif. Dans un premier temps, j’ai trouvé ce réseau social parfait. Il me stimulait. Il constituait pour moi un énorme shoot de beauté et une grande source d’inspiration.

Avec le temps, j’ai néanmoins constaté que, non seulement cette stimulation avait tendance à s’éroder, mais qu’à plus long terme, elle me faisait même tomber dans une certaine paresse créative. Ce que j’entends par là, c’est qu’au fil de mes utilisations, je me suis constitué un univers de créateurs et de créatrices, qui m’alimentent toujours de la même manière, et du coup qui finissent pas limiter mon imaginaire. @Bambichose en parle également très bien dans une vidéo qu’elle à consacré à la quête de son propre style (la vidéo est un peu longue alors je vous ai fait commencé le lien au moment où elle parle de ce point spécifique).

Les algorithmes agissent comme une sorte de bulle créative qui ne nous montre qu’un certain type de contenu, comme s’il n’existait qu’une façon de s’exprimer créativement. Le modèle auquel vous réagissez le plus, va devenir votre norme. L’impact sur notre capacité à créer est assez catastrophique, car au lieu de nous inspirer, cette exposition à répétition finit par agir sur notre cerveau comme un conditionnement visuel. C’est comme si nous éduquions notre cerveau à voir la beauté d’une certaine façon.

Voilà pourquoi les activistes de tout bord insistent autant pour lutter contre les stéréotypes qui sont véhiculés (notamment) dans les films hollywoodiens. L’impact phénoménal du cinéma américain dans la culture européenne nous rend particulièrement malléables à ce qu’il véhicule en terme d’images. Que ce soit l’image de la violence, celle de la femme, celle du couple, des relations amoureuses, et bien entendu des races. Il est maintenant temps de prendre conscience qu’il se passe la même chose sur tous les réseaux sociaux, même si, comme moi, vous tentez vainement de vous abonner à des comptes de cultures et d’univers variés. Alors que faire ?

Pour ma part, j’ai décidé d’arrêter de me mentir. Je ne considère plus les réseaux sociaux comme une source d’inspiration, mais plutôt comme une gigantesque vitrine pour montrer mon travail et suivre celui des artistes que j’aime. Point. L’inspiration, j’ai pris conscience qu’il allait falloir la trouver ailleurs, sous peine de devenir un clone de toutes les personnes que je suis sur les réseaux.

«  Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. »

Oscar Wilde

Pour cela, rien de plus efficace que de se replonger dans cette bonne vielle culture 1.0 aka la littérature, le cinéma, les expos, la nature, les gens, bref la « vraie » vie. Mais attention, là aussi, il est facile de retomber dans les mêmes travers. Si vous n’allez voir que les films encensés par la critique, ne lisez que les livres qui obtiennent des prix, et ne visitez que les endroits à la mode, vous allez, là encore, vous cantonner à un périmètre défini pour vous, par d’autres personnes.

Et c’est la conclusion à laquelle j’arrive à titre personnel. Il devient nécessaire de parvenir à faire suffisamment le vide autour de soi pour identifier ce qui nous fait vibrer personnellement. Les découvertes que nous faisons dans le cadre de notre propre cheminement. À l’ère de la connexion constante à Internet, il ne s’agit pas de se couper du monde extérieur, cela serait impossible et aliénant. En revanche, il serait sain de se préserver un espace dans lequel nous pouvons encore exercer notre curiosité et notre spontanéité. Pouvoir se laisser émerveiller par une source d’inspiration inattendue dont vont découler plein d’autres. Il s’agit de trouver une manière de nous émanciper d’un système qui nous dit en permanence comment nous devons penser. Une petite révolution ! Il me semble néanmoins, que c’est le prix à payer pour déployer son plein potentiel créatif.

Alors, prêt.e à faire la révolution de l’inspiration ?

A LA UNE

Lâcher qui je suis

«  Quand je lâche ce que je suis, je deviens ce que je pourrais être ».

Lao Tseu

Entre la personne que je pense être, celle que j’aimerais devenir et celle que je ne veux surtout pas être… Que me reste-t-il ? Cette citation de Lao Tseu, m’incite à lâcher toute image préconçue que je pourrais avoir de moi-même. De plus être attaché à une identité, mais à une présence à soi à l’instant T. C’est très difficile. Surtout que lorsque l’on se met en marche sur le chemin de notre propre déploiement, les remarques pour vous rappeler à l’ordre ne manquent pas. À une période de ma vie, j’ai décidé après quelques lectures sur le sujet, de me lancer dans le végétarisme. Les réactions que j’ai pu recueillir alors de personnes qui croyaient me connaître a été très instructif. J’ai eu cette désagréable impression d’être emprisonnée dans une image de moi qui ne me convenait plus. « Toi qui aimes tant manger, c’est tout de même dommage de te priver de ce que tu aimes ». « Toi ? Végétarienne ? Non mais tu détestes les haricots verts et la salade ! ». Ces personnes avaient raison : j’adore manger, et je déteste les haricots et la salade. Pour autant, cela fait maintenant 7 ans que je suis végétarienne, que j’ai trouvé une autre version de moi-même dans les vestiges de celle que j’étais alors. Et même si sur ce sujet là, j’ai su lâcher ce que j’étais pour devenir une autre version de moi-même, ce n’est pas si évident dans tous les domaines. Passer du salariat à l’entrepreneuriat. Passer d’un mode de fonctionnement centré sur la productivité à un comportement mettant en valeur la créativité. Renoncer à ce que l’on connait pas coeur. Se dépouiller. Developper la souplesse nécessaire pour s’autoriser à changer. C’est mon intention de la semaine. Laisser la curiosité prendre le dessus et oser se réinventer. Chaque jour.

Une merveilleuse semaine d’expérimentations et de pas de côté.

A LA UNE

Apprivoiser son critique interne – Le Culpabilisateur

La bonne nouvelle : je me suis remise à l’écriture de mon roman (J-32, je vous en reparle bientôt) ! La mauvaise : c’est évidemment le retour du critique interne qui, décidément, ne me lache pas d’un pouce ! La dernière fois, je vous parlais du critique-perfectionniste, un grand « classique », mais il n’est pas seul, puisque je vous avais parlé de cette étude, pour laquelle il existe en réalité 7 profils de critiques internes, tous plus volubiles les uns que les autres.

J’ai donc repris mon Journal d’exploration pour essayer de « discuter » avec un autre de ces interlocuteurs indésirables. Faire connaissance. Comprendre ses motivations profondes. Car tout critique qu’il est, je sais qu’il est bien intentionné. Et même s’il ne m’empêche pas véritablement d’avancer, il me pompe une énergie phénoménale ! Donc apprendre à se connaître, c’est se donner la chance d’une meilleure collaboration. Une opportunité de consacrer mes forces à mes projets plutôt que de les gaspiller à me battre contre mes propres résistances.

Pour rappel, le Journal d’exploration, c’est cette pratique que j’utilise pour creuser, par l’écriture, des sujets qui méritent d’être éclaircis. L’objectif principal est de pouvoir avancer de manière plus consciente dans mes projets.

PROFIL 2 - Le Culpabilisateur

Il se focalise sur le passé et les regards extérieurs
Il vous rappelle vos précédents échecs
Il privilégie les bonnes relations
Il incite à rester dans la norme
Il vous empêche de refaire les mêmes erreurs
Il vous enferme, réduit vos libertés

Cette forme de critique est moins évidente à repérer que le perfectionniste, mais elle est tout aussi handicapante. Pour ma part, je crois que je lutte en permanence avec lui. J’ai tendance à vouloir anticiper énormément les choses, et même si pour l’organisation d’un voyage cela peut être un vrai atout, quand il s’agit de créer, cette propension à vouloir éviter absolument toute situation difficile peut franchement devenir contre-productive.
Comment tu t’appelles ?
Je m’appelle Félicien. Je suis un vieux de la vieille, on me l’a fait pas à moi. Je suis un vétéran, j’ai pas mal d’expériences, alors tu peux me croire quand je te donne des conseils. Je sais de quoi je parle !
Qu’est-ce que tu me veux ?
T’éviter de perdre du temps sur des sujets qui n’en valent pas la peine. T’éviter aussi de te faire rejeter par ton entourage. Tu as besoin d’un soutien indéfectible pour avancer dans tes projets, alors je m’assure avant tout que tu n’offenses personne.
Donne-moi un exemple de ta dernière intervention :
Lors de cette soirée de réseau où tu as rencontré de nombreuses nouvelles personnes, mon conseil était de parler de ton activité sans trop rentrer dans le détail. Ne pas monopoliser l’attention des gens avec tes petites obsessions d’écriture ou de développement personnel. Écoute plutôt les autres. Et surtout, évite absolument de parler de féminisme et encore plus de racisme. Ces sujets constituent une catastrophe pour socialiser en soirée.

REMERCIEMENTS
Vous le savez maintenant, l’étape suivante consiste à reconnaître la bonne foi de ce critique particulièrement actif chez moi. Car ces mécanismes internes existent pour une bonne raison. Et même si en pratique elles sont en désaccord avec le bon déroulement de mes projets, je peux néanmoins saluer l’intention et l’énergie que Félicien déploie pour « m’aider » à sa façon.
Je le remercie :
– Pour vouloir m’éviter de souffrir (échec, rejet)
– Pour me partager ton ambition de me faire apprendre de mes erreurs
– Pour me souhaiter d’être entourée de personnes aimantes
– Pour avoir l’intention de ne pas me faire perdre de temps

LA RECONCILIATION
Vous le savez, se débarrasser d’un critique interne est impossible. Il fait partie de notre construction interne, alors pour éviter d’en souffrir, il nous faut trouver un terrain d’entente. C’est le moment d’expliquer à Félicien, ma propre vision de la situation. Que je lui explique mes besoins réels, et pas ceux qu’il pense être bons pour moi.
Voilà mes attentes :
– De valoriser l’authenticité plutôt que la pertinence des sujets que je décide d’aborder
– De ne pas donner autant d’importance aux personnes qui ne sont pas intéressées par mon travail. C’est bien normal, on ne peut pas plaire a tout le monde.
– De me faire confiance pour faire mes propres expériences
– D’encourager l’audace de partager mes opinions, quelles qu’elles soient

DROIT DE RÉPONSE
Ce que je voudrais dire à Félicien, notamment par rapport à ma façon de me comporter dans une soirée de réseau professionnel :
En devenant indépendante, le choix que j’ai fait est de miser sur ma singularité. Comment est-ce que je vais identifier les bons partenaires si je n’exprime pas qui je suis ? Si je ne partage pas les valeurs qui m’animent? Il se trouve que pendant cette soirée, et sans forcément amener délibérément la conversation sur le féminisme ou le racisme, j’ai eu un partage d’expériences de situation d’exclusion en entreprise. Pouvoir discuter avec cette personne de manière authentique sur des sujets qui me semblent concerner notre société dans son ensemble, m’a confirmé qu’il était possible de trouver des personnes motivées pour faire évoluer les choses. Ce sont typiquement des personnes comme cela que je souhaite côtoyer pour construire mon projet sur le long terme. Les autres personnes qui nous écoutaient sans participer à la conversation, je les ai oubliées, comme elles m’ont certainement oublié. Ce n’est pas grave. C’est comme cela que l’on rencontre vraiment des personnes qui nous correspondent.

J’arrête ici pour aujourd’hui, mais clairement, je sens que ce critique est pour moi un gros sujet. Je vois bien que j’ai besoin de déconstruire énormément de préjugés pour soutenir mon comportement. C’est très important de faire ce travail à l’écrit, car cela me permet d’extérioriser cette voix off désagréable qui me gâche mon plaisir d’être celle que je suis. Prendre conscience de tout cela, ne peut que m’aider à aligner mes actes avec mes besoins ainsi explicités.

Et vous ? Auriez-vous des choses à dire à Félicien ?

A LA UNE

Maggie Rogers – Exprimer sa singularité

Au détour de mes pérégrinations pour mieux comprendre la créativité, j’ai découvert le Podcast « Song Exploder » qui s’intéresse à la façon dont certaines chansons ont été composées, vous connaissez ? Le podcaster interroge ses invités musiciens sur l’histoire derrière une chanson en particulier. Et aujourd’hui, je voulais vous partager l’histoire incroyable, que j’ai découvert, derrière la création de la chanson « Alaska » de Maggie Rogers.

Cette jeune chanteuse/compositrice/interprète crée de la musique depuis son enfance. Elle raconte néanmoins comment, pendant plus de deux ans, elle a traversé une sorte de désert créatif au cours duquel elle a décidé d’apprendre à mieux se connaître. Elle a passé cette période à voyager et à rassembler les sons, les ambiances qui la touchaient personnellement, sans autre but que de se constituer une sorte de catalogue d’influences. À son retour en école de musique, elle a finit par assembler tout cela. Toutes ces choses qui l’avaient touché, ont commencé à prendre un sens, et tout cela a relancé son inspiration. « Alaska » est née de ce long cheminement, au cours duquel elle a maintes fois eu l’impression de se perdre, avant de se trouver.

L’histoire de cette chanson ne s’arrête pas là, car le destin a voulu que Maggie ait l’occasion de présenter son travail à Pharrel Williams. L’artiste était invité, au sein de son école, pour écouter certains travaux des élèves, et leur prodiguer des conseils. Et au-delà du buzz que cette vidéo a suscité, et le tremplin qu’elle a certainement constitué pour la carrière de Maggie Rogers, c’est avant tout la réaction de Pharrel Williams et son discours qui m’ont particulièrement marqués. Il parle de la capacité que nous avons, en chacun de nous, de créer quelque chose d’unique et de singulier, pour peu que l’on se donne la peine de chercher qui nous sommes. Parvenir à se détacher d’un résultat que nous aimerions atteindre en nous cantonnant à reproduire ce que d’autres font déjà très bien. Pour cela, il faut avoir le courage de faire des choix qui ne sont pas populaires, mais qui ont un sens pour nous en tant qu’artiste. Je vous mets la vidéo pour que vous puissiez vous réjouir, comme moi, du visage effaré de Pharrel lorsqu’il découvre l’univers de Maggie, et la joie de cette dernière d’être ainsi reconnue dans son unicité.

Explorer sa propre sensibilité. Identifier ce qu’elle a de singulier. C’est loin d’être facile. Mais pour celui qui a une âme d’artiste, cette quête donne un véritable sens à la vie. Maggie, elle-même, l’exprime particulièrement bien dans ses pages de Journal, qu’elle a partagé à la sortie de ce premier single.

Maggie Rogers – Notes to herself

Et vous, quelle histoire nourrit votre cheminement créatif en ce moment ?

A LA UNE

Baisser les armes pour avancer

« I didn’t “come out;” I “fell in” »

«  Je n’ai pas eu à sortir de moi-même, plutôt à me retrouver »

Kathryn Budig

Cette traduction, du récent post de Kathryn Budig sur Instagram, est très personnelle. Elle y parle d’homosexualité quand, pour ma part, j’y vois une invitation à dédramatiser les étapes que nous traversons pour devenir la personne que nous sommes. Pourquoi toujours penser que nous devons nous battre pour réussir ? Toujours considérer que pour être soi, il faut forcément nager à contre-courant ? Et si, au contraire, il s’agissait de profiter du courant ? Un courant qui vient de nous. Notre force interne. Lui donner la place, toute la place, pour exister pleinement. Ne plus se contraindre à rentrer dans des cases réductrices et limitantes. Dernièrement, j’ai moi-même utilisé le mot « coming-out » en parlant de l’annonce que je voulais faire de manière officielle, au sein de mon réseau professionnel, sur ma nouvelle activité. Je ne l’ai pas encore fait, car je ne me sens pas prête. Comme si, justement, j’allais annoncer que je sortais du rang. J’annonçais que je prenais un chemin marginal, juste parce qu’il est différente de ce que j’ai fait jusqu’à présent. J’entrevois aujourd’hui, une autre façon de voir les choses. Je ne suis plus dans la marginalité, mais dans la simple expression de la personne que je suis, et que j’ai toujours été. Je m’autorise juste à montrer plus de facettes de ma personnalité. Je me recentre sur mes valeurs, mes priorités, mes passions.
L’intention de cette semaine est donc de partir à la découverte des endroits où nous nous escrimons à lutter pour avancer. Tenter une nouvelle approche, une autre posture, qui nous permettrait de profiter de cette force intérieure, pour l’aider à se déployer, avec simplicité.

Je vous souhaite une merveilleuse semaine à nager dans le sens du courant.

A LA UNE

La véritable histoire d’Adam & Eve

Vous en avez pas marre vous, que l’on brandisse le péché originel comme la preuve irréfutable de la perfidie des femmes ? D’où nous vient cette histoire ? Si Adam et Eve étaient les deux premiers humains sur la terre à cette époque alors quel est ce narrateur qui a pondu ce ramassis de C…. À ma connaissance, le seul être vivant dans les parages était ce fameux serpent qui a soufflé à Eve de croquer la pomme. C’est quand même dingue de donner autant de crédit à un serpent qui s’est pris pour un journaliste de presse people, trop heureux de pourrir la réputation d’Eve, et avec elle, celle de toutes les femmes, de la Création du monde à nos jours !
 
Il se trouve que, de part mes vies antérieures, je suis la descendante du petit scarabée qui s’était posé juste à coté de la pomme, qu’Eve a décidé de croquer. Je peux donc vous raconter, en détails, comment ça c’est VRAIMENT passé. Déjà, les serpents ne parlent pas. Au mieux, ils sifflent. Donc je peux vous dire que le serpent n’a rien a voir avec le fait qu’Eve ait eu l’envie de croquer la pomme. Bref, je vous raconte l’histoire comme mes ancêtres coléoptères me l’ont donc transmise :

En réalité, Eve était une femme aventureuse et curieuse du monde qui l’entourait. Elle aimait tout particulièrement se lever très tôt dans le jardin d’Eden, bien avant Adam, pour flâner à son gré et s’émerveiller de la Nature qu’elle découvrait. Je vous rappelle que pour elle, c’étaient ses premiers jours dans ce Paradis et elle appréciait tout particulièrement de remarquer les changements qui ne manquaient pas de s’opérer dans la nature sauvage de ce jardin. Et ce matin-là, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir ce fruit rouge dans l’arbre qui était couvert de si jolies fleurs il y a encore quelques semaines. À son réveil, Adam la rejoint et elle lui montre sa trouvaille. Tout deux restent interdits un moment devant cette nouveauté (on notera ici, que le mot “interdit” ne désigne aucunement une quelconque interdiction). Après quelques hésitations, Eve tend la main et se saisit du fruit. Il exhale une odeur douce et appétissante qui suscite en Eve une intuition fulgurante : elle sait qu’il s'agit d'un fruit comestible et savoureux. Elle croque dedans et se régale de sa saveur inédite. Adam est impressionné par l’audace de sa compagne et devant son air ravis, décide de gouter la pomme à son tour. Une expérience nouvelle, une envolée des papilles gustatives! Et tout comme Eve, il se délecte de ce fruit miraculeux. Ce qu’Adam et Eve ne savent pas, c’est qu’ils se trouvent dans le jardin de la Connaissance, au sein duquel, chaque fruit ouvre les portes des perceptions. Au bout de quelques minutes, Adam et Eve ressentent un changement s’opérer en eux sans véritablement parvenir à l’identifier. Ce besoin se précise, et ils décident de se trouver des vêtements pour s’habiller et soustraire leur corps au regard des autres êtres des lieux. Ils expérimentent ainsi, à la faveur du soleil couchant le plaisir nouveau de se dé-couvrir et s’émerveillent de la beauté singulière de leurs deux corps. Les dieux viennent de leur faire le cadeau de l’intimité.
- À quoi ça sert ? Demande Adam, toujours soucieux de comprendre le pourquoi des choses.
- À créer du lien, répondent les dieux.
- Viens avec moi, lui dit Eve.
Adam tourne un regard curieux vers Eve qui l’invite à la suivre, la main tendue vers lui, un sourire malicieux aux lèvres. C’est un jour faste pour Adam et Eve, car en plus de l’intimité, les dieux ont trouvé judicieux de leur apprendre également le consentement. ;)
Pour récompenser Eve de son initiative, prouvant son ouverture au monde et la confiance qu’elle porte à son intuition, les dieux lui octroient le pouvoir de donner la vie, en prenant soin de laisser à Adam sa part de responsabilité dans la conception de tout nouvel être. 
- Ils ne seront pas trop de deux, pour assumer la tâche d’élever leurs enfants, s’accordent les dieux.
Riches de ces nouveaux enseignements, Adam et Eve décident de transmettre à leurs descendants, le respect du corps de l’homme aussi bien que celui de la femme, la beauté qui découlent de leurs différences, et l’importance d’accueillir chaque nouveau fruit de la Nature comme le plus beau des cadeaux.

Oubliez l’ancienne histoire, qui n’était qu’un malentendu stupide. L’histoire vue par les yeux du Serpent a malheureusement amené confusion et conflits entre hommes et femmes. Il n’est pas trop tard pour rétablir la vérité, et ré-écrire notre histoire. Une Génèse dans laquelle l’homme et la femme sont à égalité, et vivent dans l’harmonie de leurs différences. Après tout, ne sommes-nous pas auteurs de nos vies ? 😉

A LA UNE

Créativité & Enfant intérieur

Je m’en aperçois tous les jours dans mon processus créatif, la créativité est directement connectée à l’émotion de la JOIE. Il suffit que je sois d’humeur joueuse pour que mon esprit fourmille d’idées. Cette émotion bondissante est évidemment accessible à toutes et à tous. Mais alors, pourquoi certains d’entre nous ont-ils tant de mal à déployer leur créativité ? C’est l’une des questions que je me suis posée dans mon propre parcours créatif, alors que je souhaitais accorder plus de temps et d’importance à l’écriture dans ma vie, et que je me suis retrouvé confrontée à tant de résistances.

La connexion à la joie est intimement liée à notre histoire, notre éducation, notre enfance, qui reste la période de la vie la plus propice à son développement. Alors pour comprendre comment la créativité peut s’épanouir dans la vie d’un adulte, on se reconnecte forcément à l’enfant que l’on a été. Est-ce que cela veut-il dire qu’une fois adulte tout est perdu ? Que les jeux sont faits, et que oui, décidément, rien ne va plus ? Heureusement pas. Car l’enfant que nous avons été, celui qui est à l’origine de notre « moi » adulte, est toujours présent. Il constitue l’une des facettes de notre personnalité, c’est notre enfant intérieur.

J’ai mis longtemps à accepter cet état de fait. Que l’adulte que je suis aujourd’hui puisse encore être autant influencée par l’enfant que j’ai été. C’était quelque chose de désagréable pour moi, comme si on me jetait à la face que je n’avais pas su grandir, pas su évoluer. En passant du temps a redonner sa voix à ma propre créativité, j’ai compris qu’il n’en était rien. Car cet enfant intérieur n’est pas juste un souvenir figé. Il est vivant, et il évolue en même temps que l’adulte que je suis.

J’ai alors pris conscience que vouloir déployer sa créativité, c’était tout simplement m’assurer de rendre mon enfant intérieur heureux. Et c’est là que je me suis rendu compte à quel point je l’avais négligé. Une prise de conscience de ce type n’arrivant jamais seule, au même moment où je faisais ce constat, j’ai été sollicitée pour participer à un atelier « Tarot for you Inner child » qui débutait juste à ce moment-là. Vous connaissez déjà mon intérêt pour le Tarot, alors l’occasion m’a paru trop belle ! Cela fait maintenant plus d’une semaine que j’ai commencé cet atelier, et je me rends compte de l’importance qu’il y a à s’amuser, dessiner, colorier, sans aucune autre attente que de prendre du plaisir. Je vous partage ici, les premières pages du Journal que j’ai consacré à cette reconnexion.

  • enfant interieur, creativite, journal, auteurdemavie.com

Et vous ? Savez-vous ce qui fait du bien à votre enfant intérieur ?

A LA UNE

Apprivoiser son critique interne – Le perfectionniste

Je ne vous apprends rien, lorsque l’on veut créer et entreprendre, que ce soit dans un cadre artistique ou dans la vie de tous les jours, nous faisons immanquablement face à des résistances et, pour ma part, le critique interne constitue l’une des résistances les plus présentes. J’ai pris le temps de me renseigner sur le sujet, pour m’apercevoir qu’il n’y avait pas une, mais sept sortes de critiques internes qui se relayaient à tour de rôle pour nous mettre des bâtons dans les roues. Je vous mets le lien vers l’étude que j’ai trouvé ICI (site US).

Cette découverte m’a ouvert les yeux sur l’étendue du problème et j’ai décidé de m’intéresser à chacune de ces facettes. Car il faut se rendre à l’évidence, ces critiques internes feront toujours partie de l’aventure de notre vie. Alors comment continuer d’avancer dans les meilleures conditions possibles ? Comment transformer toutes ces frustrations en un chemin de développement ? J’ai sorti mon Journal d’Exploration pour me ré-approprier cette relation à moi-même. Je vous partage le processus de cette expérimentation, en commençant par la rencontre du premier profil de critique.

PROFIL 1 - Le Perfectionniste

- Tout doit être PARFAIT
- Exigence maximum
- Rien n’est jamais terminé
- Rien n’est suffisamment représentatif de ce que l’on veut faire
- Encourage à se conformer
- Peur du rejet et du jugement d’autrui
- Miroir d’attente d’un parent

Je crois que nous sommes nombreux à être très sensibles à cette voix là. D’ailleurs, j’ai le sentiment de vous en parler régulièrement, car c’est l’un de mes critiques les plus actifs. Et bien OK, faisons connaissance :
Comment tu t’appelles ?
Gontran, je suis aristocrate. Je vis dans l’élite et je ne vis qu’entre élites.
Qu’est-ce que tu me veux ?
T’aider à être meilleure. À t’élever vers les cimes ! Je ne me satisfais de rien de moins que l’excellence. Nous avons un certain standard à défendre ensemble. Par ailleurs, je te protège aussi de la souffrance de l’échec et de l’humiliation d’une piètre performance. Avec moi, tu seras une star ou rien.
Donne-moi un exemple de ta dernière intervention :
Ton Atelier BUJO n’est pas représentatif de ce que tu veux déployer sur ce Blog en terme de développement personnel. À ta place, je le retirerai. Par ailleurs, j’ai crois que beaucoup de tes articles sont un peu « hors-sujet ». La aussi, je ferai du ménage pour ne parler que de ce qui est vraiment important.

Idéalement, je vais prendre le temps de discuter plus longtemps avec Gontran sous la forme d’un dialogue que j’écris à la main dans mon Journal et qu’il serait trop long (et parfois très personnel) de vous partager ici. L’idée, c’est de laisser à Gontran la place de s’exprimer. Ne pas le censurer, juste l’écouter. Voir ces pensées, très dures, qui nous habitent malgré nous est perturbant. Mais c’est aussi très libérateur, car on peut enfin les mettre à l’extérieur et les observer avec plus de clarté pour y répondre.

MERCI Gontran
L’ étape suivante consiste à reconnaître que ces mécanismes internes existent pour une bonne raison. Nous ne pouvons pas continuer de vivre en pensant que nous sommes notre propre ennemi. Partir du principe que tout cela part d’une bonne intention et je reconnais alors qu’il y a du bon dans ce que Gontran tente de m’apporter à sa manière un peu brusque.
Je le remercie :
– Pour vouloir le meilleur pour moi
– Pour me challenger en pointant les choses que je peux améliorer
– Pour me valoriser en espérant de moi l’excellence
– Pour souhaiter que tout le monde m’aime
– Pour me protéger du rejet et du jugement extérieur

COMMENT DEVENIR AMIS ?
Pour que nous soyons amis, c’est maintenant à moi de m’exprimer sur mes besoins afin que notre relation soit plus équilibrée. Dans une relation saine, chacun est en mesure d’entendre et de respecter les besoins de l’autre. Voilà les miens :
– De faire preuve de plus de souplesse et de bienveillance à mon égard
– De voir les imperfections comme un chemin d’apprentissage
– D’envisager l’échec comme une étape et non une finalité dans le processus créatif
– De ne pas donner autant d’importance aux jugements extérieurs
– De valoriser mes intuitions
– De me faire plus confiance

DROIT DE RÉPONSE
Par rapport à la remarque de Gontran sur mon Atelier et le contenu de mon Blog, j’ai décidé de donner la parole à la meilleure part de moi-même, celle qui croit en moi et me soutient en toute circonstance :
Cet Atelier BUJO est représentatif de là où j’en suis aujourd’hui dans mon parcours pour déployer une offre d’ateliers en développement personnel. La création de cet Atelier m’a beaucoup appris et les retours que je reçois alimentent mon processus créatif. Il constitue une première étape dans la concrétisation de mes projets et j’en suis fière. Idem pour les articles de mon Blog. Chaque nouvelle parution constitue un pas dans la réalisation de mes projets. Sois patient, les choses se mettent en place.

Tout cela vous paraîtra peut-être un peu fou, mais ce processus d’écriture est très agréable et très doux. Une méthode d’auto-coaching efficace pour peu que l’on s’autorise ce temps d’introspection. La vie d’un entrepreneur est pavée de frustrations et prendre le temps de les clarifier, de les déposer sur le papier, de les faire exister autrement que dans ma tête, me libère l’esprit et fait descendre mon niveau de stress.

Et vous ? Quel type de critique est le plus actif chez vous? Le perfectionniste en fait-il partie ? Quel nom lui donneriez-vous ?

A bientôt pour la suite des profils !

A LA UNE

Un trésor de famille – Episode 13

Pour ceux qui auraient loupé le début de l’histoire.

Mégane et Hector avancent maintenant d’un bon pas. Régulièrement, ils regardent la carte au trésor pour s’apercevoir que l’ombre avance bien en même temps qu’eux. La « tache » se déplace, doucement et inéluctablement, vers le milieu du triangle, là ou une croix marque l’emplacement du fabuleux trésor.
– Nous ne devrions pas tarder, Hector, tu vois quelque chose ?
– Non, la tour noire qui nous sert de repère est le seul bâtiment que je vois à la ronde. À part ces marécages, je ne vois pas grand-chose et je commence à en avoir plein les pattes de marcher dans l’eau salée !
Mégane soupire. Elle sent le découragement la gagner peu à peu.
– Et si le trésor n’existait pas ? Et si Grand-mère avait inventé cette histoire pour me distraire ?
– Alors c’est une histoire qui persiste, car je sais que ta mère et ta Grand-mère l’ont aussi cherché au cours de leur enfance. Je les ai accompagnées dans les différents mondes. Il existe. J’en suis persuadé.
– Oui, moi aussi, tu as raison. Je ne vois juste plus où chercher… Surtout que nous y sommes. En plein à l’emplacement du trésor. Et que voyons nous ?
– Rien. Il n’y a rien, à perte de vue.
– Exactement…
– …
– Là ! Une cabane !
– Une… Quoi ? Mais cette cabane n’était pas là il y a deux minutes….
– On s’en moque, l’important, c’est qu’elle soit là maintenant ! Viens Mégane, allons voir ce qu’il en est.

Mégane et Hector courent en pataugeant dans les flaques salées. Une jolie masure se tient effectivement sur le bord de l’un des bassins. Elle est partiellement cachée par des herbes hautes, mais pas au point de passer totalement inaperçue. Son apparition reste bien mystérieuse…
La porte est en bois, les murs blanchis à la chaux, le toit en chaume. Pas plus grand qu’une cabane de pécheur. Un pécheur qui se serait perdu en plein cœur des terres des marais.
– La porte n’est pas fermée à clé.
Hector pousse doucement la porte et rentre le premier. Mégane hésite un instant à le suivre, mais elle ne peut pas renoncer si proche du but. Hector et Mégane se retrouvent seuls dans cet endroit étrange. Hector renifle l’air comme s’il pouvait en filtrer des indices. L’intérieur de la cabane est très sommaire. Une pièce unique, inondée de la lumière rougeoyante du soleil couchant. Elle est très simplement meublée d’un lit une place, d’un petit bureau et d’une cheminée en pierre qui semble servir de cuisine, car des casseroles y sont suspendues au-dessus des braises encore chaudes. Une ambiance douce et accueillante. Les regards de Mégane et d’Hector sont tout de suite attirés par quatre boules à neige qui sont reparties sur le manteau de la cheminée
– Des boules à neige… La seule déco de la pièce, des boules à neige ?
Hector ne répond pas, tous les sens aux aguets, il a un mauvais pressentiment.
Mégane se saisit de l’une d’elle pour y découvrir la statuette d’une petite fille, emmitouflée dans un gros manteau. Elle secoue la boule et des flocons dorés se mettent à virevolter partout.
– Repose ça, il faut qu’on sorte tout de suite !
Mégane alarmée par le ton péremptoire d’Hector lâche la boule qui s’écrase au sol avec fracas et avant qu’ils aient pu esquisser un mouvement, la petite fille au manteau apparaît juste à coté d’eux…

Mégane et Hector sont tétanisés. La fillette se tient debout, son visage tourné vers les morceaux de verre brisés. Elle ne bouge pas. Pendant un instant, pas un bruit ne se fait entendre. Sans s’en apercevoir, Mégane et Hector ont tout deux arrêté de respirer. Et quand, enfin, ils osent à nouveau prendre une respiration, la fille prend conscience de leur présence et se réfugie dans le coin le plus éloigné de la pièce.
– Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?
La fillette semble paniquée, mais Mégane et Hector le sont tout autant ! Ils se ruent d’un bond unanime vers la porte d’entrée au moment même où celle-ci s’ouvre avec vigueur sur Archie et Adrien. Les deux frères ennemis entrent, le sourire aux lèvres, apparemment ravis de trouver les deux acolytes dans la cabane.
– Alors alors, on fait connaissance avec la famille ?
Mégane et Hector sont pris au piège. Dans un acte de défense désespéré, Hector saute au visage d’Archie qui le stoppe sans effort d’une main, comme s’il s’attendrait à son attaque.
– Du calme les amis. On peut peut-être se parler entre personnes civilisées avant d’en venir aux mains ?
– Quel mauvais coup avez-vous encore fomenté tous les deux ? Qui est cette fille avec son chat ?
– Eugénie, très chère, vous pourriez apprécier l’opportunité unique que nous vous offrons de faire la connaissance de votre arrière-petite-fille ! Je vous présente Mégane. Mégane, voici Eugénie, la mère de ta Grand-mère Abigaël.
Les deux fillettes se dévisagent maintenant, incapable de formuler un son pendant plusieurs minutes.
– Oh Seigneur… C’est la catastrophe ! Fini par soupirer Eugénie.
– Tout est une question de point de vue, très chère, Adrien et moi sommes assez satisfaits de la situation. A vrai dire, le ram dam qu’a causé votre arrière-petite-fille dans nos mondes, nous a même permis de nous réconcilier !
– Une si belle occasion, renchérit Adrien en sortant la plume magique de son sac.
Une lumière bleutée envahit alors la pièce et le temps se fige, une nouvelle réalité se diffuse, tel un parfum mystérieux, entre les différentes personnes présentes.
– La question maintenant, est de savoir ce que nous allons bien pouvoir inventer pour nous amuser ?! Adrien jubile en se saisissant d’une feuille de papier blanc…

La suite des aventures d’ici une quinzaine de jours…