Le bilan de fin d’année

À quelques jours de fêtes, je me retrouve dans les derniers préparatifs pour 2021, avant un repos salutaire. J’espère qu’il en est de même pour vous.

Cette période met souvent la famille à l’honneur, mais pour ma part cela fait déjà plusieurs années que je la vis plus comme une phase de recul où je prends le temps de faire le bilan de l’année, et d’exprimer toute la gratitude pour tout ce que j’y ai vécu. Cette année est assez spéciale, il faut en convenir, et par de nombreux aspects, j’ai eu le sentiment que nous avons, toutes et tous, été poussés dans nos retranchements. Cette année a remis en cause nos représentations à tellement de niveaux. Nous avons été bousculés dans notre façon de travailler, d’être en lien avec les autres, et aussi dans l’idée de ce que nous nous faisions de ce qui est véritablement « essentiel » à nos vies. C’est prise de conscience constitue un cadeau inestimable, malgré la souffrance que cela a aussi généré pour beaucoup, et que je ne cherche pas à minimiser.

Faire le bilan est une activité cruciale dans mon propre fonctionnement et il passe toujours par le format écrit. C’est plus fort que moi, j’ai besoin de mettre des mots sur ce que je vis, sinon j’ai presque l’impression que cela n’a pas vraiment eue lieu ! Cette année, pour m’accompagner dans cette phase rituelle de ma fin d’année, j’utilise le Workbook partagé généreusement par Susannah Conway, dont j’apprécie énormément le travail, et qui s’intitule « Unravel your year 2021 ». Ce document PDF gratuit (en anglais) est un guide pour toutes celles et ceux qui souhaitent prendre le temps de ce bilan. Je vous ai intégré le lien ICI pour ceux et celles que cela tente.

Vous le savez, je suis un fan inconditionnelle de la pratique de Journal, et dans le bilan, je trouve que l’acte d’écrire à la main est d’autant plus important qu’il permet d’ancrer les réflexions dans le réel. L’écriture manuscrite nous oblige à ralentir, à prendre le temps de formuler les choses, et c’est un processus que je trouve très apaisant et structurant. J’adore l’idée de prendre le temps de clore l’année 2020, avant de commencer à formuler des intentions pour la nouvelle année. Ce Workbook accompagne assez naturellement le processus. J’en fait quelques pages par jour, un peu comme je ferais une page de mots croisés pour me détendre. C’est l’occasion de me poser, de prendre du temps pour moi, et de déposer tout le stress que cette année a généré.

C’est aussi le moment pour me remémorer des souvenirs de cette année. Une façon pour moi d’apprécier aussi ce temps passé si vite. Plus je vieillis et plus je prends conscience du cadeau précieux que chaque année apporte. Trouver les mots pour la décrire est une manière pour moi d’honorer ce que j’ai vécu, et aussi de clarifier les graines que je souhaite semer pour l’année qui arrive. C’est l’occasion d’ajuster les pans de ma vie où je me sens encore loin de mes rêves. J’ai toujours pensé que préparer son voyage représentait 50% du plaisir des vacances. Je crois qu’il en est de même pour nos vies. Prendre le temps de visualiser ses rêves, de formuler ses intentions, de les exprimer aussi clairement que possible, c’est commencer à les vivre.

Et vous? Quel est le souvenir de 2020 que vous aimeriez chérir? Quels sont ceux qui constituent des prémisses pour 2021 ?

Le nettoyage toltèque: arrêter les suppositions

«  Ne faites pas de suppositions ».

Miguel Ruiz – Accord Toltèque #3

Cette semaine, nous entamons déjà le troisième accord qui nous invite à refuser de confondre notre imagination débordante avec la réalité. Un accord qui s’annonce particulièrement difficile pour moi qui suit toujours en train de cogiter, mais c’est justement là que ce accord devient éclairant car il met en lumière mon fonctionnement intérieur. Apprendre à mettre en doute les explications que l’on se trouve tout seul à ce que nous vivons, révéler les intentions que l’on prête aux autres pour telle ou telle action. Prendre conscience que le fait de juger une situation avec un a priori favorable, est tout aussi préjudiciable que de tomber systématiquement dans les scénario catastrophe. Car la seule façon de connaître la vérité sur les intentions des autres, est de leur demander. Croire que l’on peut deviner les pensées ou les besoins des autres est une illusion, même (surtout?) pour nos proches. La difficulté est donc de dépasser la facilité que nous avons à occulter cette réalité, pour faire l’effort d’aller à la découverte de la vérité avec l’autre. Pour ma part, c’est un fonctionnement qui va à l’encontre de l’éducation que j’ai reçu, et avec le recul, je me rends compte du nombre de fois où j’ai pu me fourvoyer. Arrêter cette spéculation intempestive, c’est éviter tellement de drames qui n’existent que dans notre tête. C’est aussi une opportunité incroyable de renforcer le lien avec notre entourage !
Cerise sur le gâteau: arrivé.e.s à ce troisième accord, je me rend compte également que les accords interagissent les uns avec les autres. Car si je ne fait plus de suppositions, je prendrai moins les choses personnellement, ce qui me permettra d’avoir une parole impeccable, car libérée de toute appréhension. Cette synergie peut paraître assez vertigineuse, alors que chacun en lui-même est d’une grande simplicité. Il me semble que c’est là que repose la puissance des Accords toltèques.

Alors, prêt.e à vous délester avec moi de ce 3e fardeau des suppositions? Courage, il ne restera plus qu’une semaine avant les fêtes de fin d’année. Il nous reste donc un tout dernier accord, que nous partagerons ensemble juste avant de prendre le temps des fêtes pour se reposer et intégrer tout cela.

Bonne semaine à toutes et à tous !

Entrepreneuriat & Spiritualité

Nous en sommes sortis. Ce deuxième confinement a été éprouvant, rien à voir avec le précédent que j’avais plutôt vécu comme un soulagement. Après plusieurs mois de restrictions, nous avons maintenant conscience d’être engagés sur un chemin incertain où toutes nos forces sont mobilisées. Dans ce contexte de crise, la question de l’ESSENTIEL est revenue en boucle, et je me suis interrogée sur ce que je considérais moi-même comme essentiel à ma vie.

Je vous en parlais lundi, j’ai décidé de me replonger dans les « Quatre accords toltèques » pour me préparer à cette nouvelle année qui arrive. Et derrière ce besoin que j’ai eu de me rapprocher de cette sagesse millénaire, il m’est tout à coup apparu évident que je ressentais le besoin de nourrir un domaine que j’ai du mal à prioriser : la spiritualité.

Je ne parle pas de religion, car je ne suis pas une personne religieuse, mais depuis que je suis entrepreneuse, je ressens néanmoins ce besoin de me connecter à une forme de foi. La foi en l’avenir, la foi en l’humain, la foi en mes capacités à avancer malgré tout, et à dépasser les obstacles. Vincent Lenhardt* a identifié la spiritualité comme l’une des 9 vertèbres de la « Colonne vertébrale du sens » qui permet à tout être humain d’exister et d’agir en cohérence avec ses aspirations profondes et son environnement. L’incertitude fait partie intégrante du parcours de l’entrepreneur, mais dans le contexte actuel, nous nous retrouvons tous entrepreneur de nos vies. Nous sommes au cœur d’une tempête, et la seule chose à laquelle nous raccrocher est le cap que nous voulons donner à notre vie. C’est le sens qui donne ce cap. C’est le sens qui éclaire notre chemin, tel un phare, dans cette mer déchaînée. Il nous oriente, il nous donne un but, et c’est en cela qu’il est essentiel.

« Un but ne doit pas toujours être atteint, parfois il sert juste à donner une direction. »

Bruce Lee

J’ai encore beaucoup d’interrogations qui restent sans réponse quand il s’agit d’adresser cette spiritualité au quotidien. Entre physique quantique, sagesse des peuples premiers, reconnexion à la nature, aux rites chamaniques, aux cycles féminins, je rassemble les messages et les pratiques qui parlent à mon âme et la font chanter. Leur point commun ? Une façon de voir la vie au-delà des apparences. Regarder le monde différemment, afin de percevoir une part de divin dans chaque moment, chaque action, chaque être vivant, chaque personne que je rencontre. J’aime « Les quatre accords toltèques », car ils proposent une approche simple de cette forme de spiritualité. Et la simplicité, pour moi, incarne déjà la plus inspirante des sagesses.

Et vous ? Ressentez-vous le besoin de nourrir votre spiritualité ? Avez-vous des livres culte auxquels vous revenez en permanence ?

* Vincent Lenhardt est l’un des précurseurs du Coaching en France. En 2003, il crée le réseau de formation Transformance Pro. JBS Coaching, l’école dans laquelle je me suis formée, fait partie de ce réseau. Mes illustrations pour cet article sont inspirées de ses travaux sur « La colonne vertébrale de l’identité », tiré de son livre « Les responsables porteurs de sens ».