J’écris – Ben Mazué

Ces textes que j’aurais voulu écrire. Ceux qui parlent à mon âme. Ceux qui ont su exprimer des émotions indicibles. Je suis persuadée qu’ils constituent une trame qui, mise bout à bout, compose un peu de notre univers. Un tissu doux et soyeux qui nous entoure et nous protège. La source de notre propre pouvoir de création.

J’écris, gonflé d’espoir, ou triste comme un dimanche
J’écris, quand je veux y croire
Ou quand ma bonne étoile flanche
L’essence de mon âme brille quand je mets des mots
Sur les émotions qui torpillent mon cœur jusqu’au stylo
J’écris, pour expliquer, parce qu’en expliquant j’éteins
Un malaise, qui veut pas me lâcher, depuis le matin
J’écris, tant pis si c’est mauvais, et tant pis si c’est perdu
C’est une question d’équilibre et c’est pas toujours pour être luLe sort est un poème, le destin est un roman

Avec la mort comme emblème, pour que chaque moment comptePour rendre hommage (j’écris)
Dans mon orage (j’écris)
Pour que tombe sur les pages (ma vie)
Des mots qui font sécher, couler, sécher, couler des larmes (j’écris)
Sur nos virages (j’écris)
Et ton visage (me dit)
Qu’il n’a pas cessé, pas cessé d’être ma plus belle arme

Pas cessé, pas cessé, même après s’être quittés
Pas cessé même après s’être quittés, d’être ma plus belle arme
Pas cessé, pas cessé, oh, même après s’être quittés
Pas cessé même après s’être quittés, d’être ma plus belle arme

J’écris à mon pote, à ma mère, à ma femme, à mon gosse, à mes peurs, à mes cris
À ma crasse, à la terre, à la sale, sale sorcière de mon cœur
Quand l’avis de tempête imminente agite un drapeau rouge et noir
Que le bruit dans ma tête augmente, pour le faire taire
Bah moi, j’en parle

Le sort est un poème, le destin est un roman
Avec la mort comme emblème, pour que chaque moment compte

Pour rendre hommage (j’écris)
Dans mon orage (j’écris)
Pour que tombe sur les pages (ma vie)
Des mots qui font sécher, couler, sécher, couler des larmes (j’écris)
Sur nos virages (j’écris)
Et ton visage (me dit)
Qu’il n’a pas cessé, pas cessé d’être ma plus belle arme

Pas cessé, pas cessé, même après s’être quittés
Pas cessé même après s’être quittés, d’être ma plus belle arme
Pas cessé, pas cessé, oh, même après s’être quittés
Pas cessé même après s’être quittés, d’être ma plus belle arme

Danse, prie, cours, chante, presse ton âme de s’exprimer
Tant ce monde lance des piques, faudra s’en protéger
Danse, prie, cours, chante, presse ton âme de s’exprimer
Moi j’aimerais n’avoir qu’à me soucier

De rendre hommage, d’écrire
Dans mon orage, d’écrire
Pour que tombe sur les pages de ma vie
Des mots qui font sécher, couler des larmes, d’écrire
Sur nos virages, d’écrire
Et ton visage me dit
Qu’il n’a pas cessé d’être ma plus belle arme