De l’importance de la préparation – J. Ikangaa

 » La volonté de gagner ne signifie rien sans la volonté de se préparer. »

Juma Ikangaa (athlète olympique & marathonien)

Nous sommes toutes et tous fasciné.e.s par la réussite. Les films, les podcasts, les journaux sont remplis d’histoires de succès. C’est vrai qu’il y a quelque chose de stimulant à voir ainsi des personnes dans leur moment de gloire. Mais le danger est alors de croire que nous ne vivons pleinement que dans ces instants de triomphe, alors qu’ils ne constituent, au final, qu’une part infime de nos vies.

Je pourrais vous rappeler l’importance du chemin sur la destination, mais cela ne communiquerait qu’une vision un peu désincarnée de l’intention qui m’anime aujourd’hui. Mon idée, est plutôt de dire que la réussite existe déjà au moment de la préparation. Car la victoire du marathonien reste intimement liée à la force qu’il a su insuffler dans ses entraînements.

Cette semaine, j’entame une étape importante dans mon parcours professionnel. Je suis en train de préparer le lancement de mon premier programme en ligne, visant à soutenir l’émancipation personnelle des femmes. Je n’ai aucune certitude sur la façon dont ce lancement va se dérouler ou sur son impact dans la pérennité de ma petite entreprise. Mais dans cette période de préparation, j’ai envie de croire que la conviction que j’emploie à faire advenir ce projet, constitue déjà une part de sa réussite.

Alors cette semaine, je nous souhaite, à toutes et à tous, de mettre le meilleur de nous-même dans la réalisation de nos projets. De savoir mettre de coté les attentes sur les résultats attendus, afin de nous focaliser sur le soin et l’attention que nous portons à toute cette phase de travail préliminaire ! Peut-être est-ce une façon déguisée de nous rappeler l’importance du moment présent ? C’est, aussi et surtout, l’envie de profiter de l’enthousiasme que nous avons pour nos projets, sans attendre leur réussite !

Une très belle semaine à toutes et a tous !

Les droits des femmes – B. Obama

«  Il y a encore beaucoup de travail que nous devons faire pour améliorer les perspectives des femmes et des filles ici, et partout dans le monde… En fait, le changement le plus important, c’est de nous changer nous mêmes. »

Barack Obama

Nous sommes le 8 mars, journée consacrée aux droits des femmes. Une journée pour rappeler que nous avons beaucoup de chance de vivre dans un pays dans lequel les femmes peuvent faire partie de la vie publique et s’exprimer librement. Une journée pour rappeler, néanmoins, que rien n’est acquis, et qu’il reste encore tellement de violences et d’injustices inadmissibles, surtout au sein du « pays des droits de l’homme ». Il me semble que nous avons un devoir d’exemple vis a vis d’autres pays, aux régimes moins démocratiques, et nous sommes encore loin du compte.

En FRANCE, en 2019 : 
• 146 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire
• 27 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire
• 25 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple.
84 % des morts au sein du couple sont des femmes. Parmi les femmes tuées par leur conjoint, 41 % étaient victimes de violences antérieures de la part de leur compagnon. Par ailleurs, parmi les 21 femmes ayant tué leur partenaire, 11 d’entre elles avaient déjà été victimes de violences de la part de leur partenaire, soit 52 %.
Source : « Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple. Année 2019 », ministère de l’Intérieur, Délégation aux victimes.

Je suis persuadée que nous, hommes et femmes, avons tellement à gagner dans l’évolution de ces mentalités ! Et pour nourrir cette culture de l’égalité, j’ai le plaisir de vous partager deux événements gratuits, organisés cette semaine par le collectif « Femmes ici et ailleurs », dont je fais partie:
– 8 mars à 12h45: L’égalité, c’est bon pour la santé
Muriel Salles est universitaire, autrice, spécialiste des questions d’égalité. Son discours clair et documenté apporte un éclairage genré très interessant aux questions de santé.
– 11 mars à 19h: Les 50 ans du “Manifeste des 343”
Il reste peu de femmes qui peuvent encore témoigner de cette époque mythique pour le droit des femmes. Claudine Monteil fait partie de celles-là et en plus une oratrice incroyable. Une chance immanquable de pouvoir écouter le récit de sa riche expérience !

Et vous? A votre niveau, que pensez-vous pouvoir changer pour contribuer à plus d’harmonie homme/femme? Une sororité plus active? Une vigilance dans l’auto-dénigrement? Une conscience des mots que l’on emploie? Nous pouvons trouver, chacun et chacune, un moyen de construire, un peu chaque jour, de cet avenir plus serein. Chaque geste compte.

Je vous souhaite une belle semaine, enrichie de cette attention particulière à l’égalité de respect et de droits, avec notre entourage. 🥰

Oser troubler l’harmonie pour construire la paix – Dalaï Lama

« La paix ne signifie pas l’absence de conflits ; les divergences seront toujours là. La paix, c’est trouver des solutions pacifiques à ces divergences, par le dialogue, pas l’éducation, par la connaissance, et toutes les voies humaines. »

Dalaï Lama

Depuis que je m’engage vers plus d’égalité hommes-femmes, je me rends compte du bouleversement que cela engendre. Un bousculement de tous les corps : intellectuel, émotionnel, physique, spirituel. Cela serait si simple de ne rien dire, et de continuer comme avant. Questionner le réel, débusquer les injustices, réveille des blessures enfouies, que l’on préférerait oublier.

Je m’aperçois que cela demande un effort qui peut s’apparenter à une violence, de vouloir faire évoluer les mentalités. Que cela trouble une certaine harmonie qui s’est construite sur une soumission à un ordre qui pourrait être acceptable, s’il ne détruisait pas, à petit feu insidieux, le lien qui nous unit les uns aux autres, les unes aux uns.

Je prends conscience que contribuer à construire la paix, demande parfois de troubler une harmonie complaisante. Oser remettre en cause un ordre établi constitue un arrachement compliqué, car il demande de faire le deuil de cet équilibre dysfonctionnel. Heureusement, le Dalaï Lama nous rappelle, que la paix réside avant tout dans nos actes, nos revendications, nos intentions, à chaque instant. Il nous donne le courage de dépasser le confort d’une paix apparente, pour oser contribuer à une paix plus concrète, et plus authentique.

La difficulté, est effectivement, de trouver de la douceur pour accompagner la violence que constitue le fait d’opérer ces changements. La nature humaine résiste, c’est sa réaction la plus primale. Mais la force de l’humanité est aussi de savoir dépasser ces résistances, pour continuer d’évoluer, de s’améliorer.

Cette semaine, je souhaite attirer l’attention sur cette douceur à remettre au cœur de nos façons d’agir au quotidien, pour accomplir les changements nécessaires à notre évolution. Je crois qu’il est important de rester intransigeant sur les valeurs auxquelles on croit, mais qu’il est néanmoins toujours possible de les incarner avec bienveillance et ouverture. Faire appel à toute notre créativité, pour échanger, éduquer, transmettre, en prenant soin de soi et des autres.

Une très belle semaine à toutes et à tous !