Les Fêtes toltèques – Accord #4

«  Faites toujours de votre mieux »

Miguel Ruiz – Accord toltèque #4

Il me semble que ce dernier accord tombe vraiment au bon moment, juste avant les Fêtes, car d’expérience, cette période n’est pas toujours aussi simple à vivre que les films de Noel aiment à nous le présenter.

Lorsque mes parents étaient encore vivants, la période de Noel m’était particulièrement pénible, car j’arrivais pour ces quelques jours de vacances avec des attentes tellement hautes que le décalage que je trouvais avec ma réalité constituait une grande souffrance. Car être en famille n’est pas forcément une partie de plaisir. Une famille, c’est un ensemble de personnes tellement disparates ! Parfois, les seules choses que nous ayons vraiment en commun sont les liens du sang ou bien l’état civil, et malheureusement, cela ne suffit pas pour se sentir proche et créer un véritable lien entre les gens.

Pour moi, « faire de son mieux », c’est accepter cette réalité comme elle est. Ne pas vouloir la changer ou en vivre une autre. Juste faire notre part sans se tourmenter sur la façon dont les autres membres de sa famille feront la leur. Cela veut dire : ne pas prendre personnellement si les relations n’en sont pas aussi harmonieuses et magiques, malgré nos efforts. Le tonton Gérard continuera de faire des allusions racistes sur mon cercle d’amis, et le cousin Patrick se fera toujours un plaisir de faire des commentaires désobligeants sur ma façon de vivre « à la parisienne ». Mais ces comportements concernent leur réalité, pas la mienne. Si je me concentre sur le fait de « faire de mon mieux », je me focalise sur l’essentiel, et je retrouve la puissance de l’intention que je veux donner à ce moment. Profiter de la chance d’être ensemble pour savourer un bon repas, tout simplement. Alors, je peux prendre plaisir à cuisiner, à faire le sapin et à décorer la table avec les petites cousines, et chacun trouvera un espace pour être celui qu’il est, imparfait mais vivant. « Faire de son mieux », c’est aussi prendre conscience que rien de tout cela n’est vraiment grave !

L’activité du Blog se met en pause pour les deux semaines à venir. Pour ma part, ces quelques jours de repos vont me permettre de laisser infuser tous ces enseignements et de mûrir les opportunités semées en 2020. Ils vont aussi me donner le temps de prendre soin de moi, et d’intégrer toutes les ressources qui m’ont permis de traverser, malgré tout, cette année difficile. De nouveaux beaux projets sont en gestation dans les coulisses d’Auteur de ma vie. Des rencontres récentes me font entrevoir de nouvelles étapes dans mon aventure entrepreneuriale, et j’ai hâte de pouvoir vous en parler. Je vous donne donc rendez-vous en 2021 pour de nouvelles aventures !

JOYEUX NOËL à toutes et à tous !

Le bilan de fin d’année

À quelques jours de fêtes, je me retrouve dans les derniers préparatifs pour 2021, avant un repos salutaire. J’espère qu’il en est de même pour vous.

Cette période met souvent la famille à l’honneur, mais pour ma part cela fait déjà plusieurs années que je la vis plus comme une phase de recul où je prends le temps de faire le bilan de l’année, et d’exprimer toute la gratitude pour tout ce que j’y ai vécu. Cette année est assez spéciale, il faut en convenir, et par de nombreux aspects, j’ai eu le sentiment que nous avons, toutes et tous, été poussés dans nos retranchements. Cette année a remis en cause nos représentations à tellement de niveaux. Nous avons été bousculés dans notre façon de travailler, d’être en lien avec les autres, et aussi dans l’idée de ce que nous nous faisions de ce qui est véritablement « essentiel » à nos vies. C’est prise de conscience constitue un cadeau inestimable, malgré la souffrance que cela a aussi généré pour beaucoup, et que je ne cherche pas à minimiser.

Faire le bilan est une activité cruciale dans mon propre fonctionnement et il passe toujours par le format écrit. C’est plus fort que moi, j’ai besoin de mettre des mots sur ce que je vis, sinon j’ai presque l’impression que cela n’a pas vraiment eue lieu ! Cette année, pour m’accompagner dans cette phase rituelle de ma fin d’année, j’utilise le Workbook partagé généreusement par Susannah Conway, dont j’apprécie énormément le travail, et qui s’intitule « Unravel your year 2021 ». Ce document PDF gratuit (en anglais) est un guide pour toutes celles et ceux qui souhaitent prendre le temps de ce bilan. Je vous ai intégré le lien ICI pour ceux et celles que cela tente.

Vous le savez, je suis un fan inconditionnelle de la pratique de Journal, et dans le bilan, je trouve que l’acte d’écrire à la main est d’autant plus important qu’il permet d’ancrer les réflexions dans le réel. L’écriture manuscrite nous oblige à ralentir, à prendre le temps de formuler les choses, et c’est un processus que je trouve très apaisant et structurant. J’adore l’idée de prendre le temps de clore l’année 2020, avant de commencer à formuler des intentions pour la nouvelle année. Ce Workbook accompagne assez naturellement le processus. J’en fait quelques pages par jour, un peu comme je ferais une page de mots croisés pour me détendre. C’est l’occasion de me poser, de prendre du temps pour moi, et de déposer tout le stress que cette année a généré.

C’est aussi le moment pour me remémorer des souvenirs de cette année. Une façon pour moi d’apprécier aussi ce temps passé si vite. Plus je vieillis et plus je prends conscience du cadeau précieux que chaque année apporte. Trouver les mots pour la décrire est une manière pour moi d’honorer ce que j’ai vécu, et aussi de clarifier les graines que je souhaite semer pour l’année qui arrive. C’est l’occasion d’ajuster les pans de ma vie où je me sens encore loin de mes rêves. J’ai toujours pensé que préparer son voyage représentait 50% du plaisir des vacances. Je crois qu’il en est de même pour nos vies. Prendre le temps de visualiser ses rêves, de formuler ses intentions, de les exprimer aussi clairement que possible, c’est commencer à les vivre.

Et vous? Quel est le souvenir de 2020 que vous aimeriez chérir? Quels sont ceux qui constituent des prémisses pour 2021 ?

Trouver son espace de résilience

Pendant longtemps, j’ai cru que la résilience, c’était serrer les dents, en attendant que ça passe. Avec le temps, j’ai compris que « ça » ne passe pas. La tristesse. La souffrance. Le malheur. Un moment sans quelque chose qui vrille, sans un imprévu qui remet en cause nos beaux projets, c’est finalement assez rare. On vit, on rit, on souffre, dans un même souffle. Ces instants douloureux font partis de la vie. Ils constituent un lierre sombre, épais, rampant, qui fragilise notre bel édifice de vie. Il tente de le grignoter peu à peu. Mais ce lierre est aussi solide, lumineux et beau, par bien des aspects. Et au final, il maintient notre édifice debout malgré les fissures, dans un amalgame majestueux de feuilles et de pierres. Reconnaitre cette interdépendance, la cruauté de cette réalité, c’est accéder à une forme d’équilibre que l’on appelle « résilience ». Évidemment, ce n’est pas ce que l’on a envie d’entendre, lorsque l’on traverse un moment particulièrement difficile. Pourtant, accepter que notre douleur nous renforce, est justement ce qui nous permet d’accéder à la vie dans son entièreté. Pourquoi est-il si difficile de lui ouvrir les bras ? Et bien certainement parce que la résilience tue l’espoir d’un avenir sans problème. Cela semble un prix élevé à payer, pour ce qui n’était pourtant qu’une illusion. Par ailleurs, la contrepartie est de nous éviter l’erreur mortifère d’attendre des jours meilleurs pour commencer à vivre.

« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. »

Sénèque

La résilience prend donc place, dans l’interstice entre deux pierres de la vie que nous construisons au jour le jour. Un tout petit endroit, pas forcément visible à première vue, mais qui contient néanmoins le terreau suffisant pour une graine de germer. Un espace qui existe déjà, ou bien que l’on se crée, avec les dents s’il le faut. Un écosystème où la vie peut renaître. Où la beauté peut se déployer au milieu du béton. Au lendemain de cette annonce de re-confinement d’un mois, je pars en quête de cet ailleurs. Et mon espace de résilience, je crois qu’il se révèle dans les articles de ce Blog, entre les pages de mon journal. À la plume de mes mots qui expriment les chamboulements internes que ces bouleversements déclenchent. Dans les mots des autres également. Ceux que je découvre dans les livres que j’ai sélectionné spécialement pour ces quelques semaines. Des ouvrages que je ne serais pas allée chercher sans cet isolement forcé.

Et vous ? Dans quoi trouvez-vous votre espace de résilience ?