Les moyens d’expression – J. Mitchell

«  I sing my sorrow and paint my joy. »

Joni Mitchell

Vous ne serez pas surpris si je vous dis que j’aime écrire. Entre les mails, mon journal, les articles pour ce blog, et mon projet de livre, ce mode d’expression est au cœur de ma vie. Pourtant, comme Joni Mitchell vis-à-vis de la musique, je me rend compte que l’écriture ne peut malheureusement pas être mon seul moyen d’expression. Et j’aime l’idée qu’un média soit plus adapté qu’un autre pour répondre à un besoin spécifique. Cette association est toujours très personnelle, et j’ai la sensation que je n’utilise qu’une partie infime des possibilités qui sont à ma portée. Mon intention de la semaine est d’expérimenter cette idée. Tenter d’autres moyens d’expression, d’autres façons de rentrer en communication, avec moi-même, et avec mon entourage. Si j’écris à un ami avec lequel j’ai plutôt l’habitude d’échanger à l’oral; si je décroche mon téléphone pour parler à un collaborateur avec lequel j’ai plutôt tendance à privilégier le mail, est-ce que cela fait une différence ? Si j’écris mes joies et dessine mes peines, au lieu d’écrire mes peines et dessiner ma joie, est-ce que je suis plus en lien avec moi-même, ou avec les autres ? Cette semaine, j’ai envie de faire bouger ce curseur, de tenter de jouer différemment des instruments que j’ai à ma disposition.

Je nous souhaite, à toutes et à tous, une semaine de communication inventive !

Le sacre de la « pression » – Doc Rivers

 » La pression est un privilège »

Doc Rivers

Doc Rivers est un ancien joueur de basketball, et actuel entraîneur dans la NBA. Dans un documentaire sur Netflix que j’ai vu récemment, il prononce cette phrase qui a résonné en moi, comme une déflagration : « La pression est un privilège ».
Depuis que j’ai décidé d’entreprendre, et de monter mon propre business, je me rends compte des responsabilités que cela représente. Les attentes sont énormes, et il me semble que la pression que je me mets n’a rien a voir avec celle que je pouvais ressentir en tant que salariée. Je suis désormais mon propre patron, et je n’en ai jamais rencontré de plus exigeant. 😜 Face à cette réalité, ce que je m’applique à faire depuis des mois, c’est de trouver comment me libérer de cette pression. Je me débats, pour renforcer ma confiance en moi et en l’avenir, comme si je repartais de zéro. Comme si j’avais pris la décision de faire table rase du passé, et de recommencer une vie professionnelle totalement nouvelle. Ce que je perçois, maintenant, à la lumière des mots de ce Coach, c’est que si aujourd’hui, j’ai la pression, c’est que j’ai les moyens de mes ambitions. Les quarante dernières années de ma vie ne m’ont pas rien appris. Je ne suis pas un nouveau-né. J’ai acquis des compétences. Je me suis construit une certaine sécurité matérielle et psychologique. Je bénéficie de toutes ces conditions qui font que je suis, aujourd’hui, en mesure de réussir. Car si j’étais certaine d’échouer, où serait la pression ? La pression vient du fait que j’ai la possibilité de réussir. Et ça, effectivement, c’est un véritable privilège. Pouvoir parvenir à construire une activité qui n’ait pas uniquement pour but l’indépendance financièrement, mais aussi l’ambition de contribuer au monde à ma façon, est une chance exceptionnelle ! Et si la pression que je ressens exprime la possibilité que je parvienne à mes fins, alors elle devient le plus beau des présages. Une voix encourageante qui me souffle que la réussite est à ma portée et que mon travail, au quotidien, est juste de persévérer.

Alors persévérons ensemble, auteurs et autrices de nos vies ! Et cette semaine, accueillons la pression comme l’assurance que la réussite n’est pas aussi loin que nous nous l’imaginons ! 🤩

Agir pour prendre confiance

 » Ce n’est pas seulement en soit qu’il s’agit d’avoir confiance, mais bien dans la rencontre entre les autres et soi, entre le monde et soi, que seule l’action rend possible. »

Charles Pépin

Première semaine de ce deuxième confinement, et j’ai ressenti le besoin de me remettre dans l’action. Car à ce degré d’incertitude que nous atteignons face au COVID, il m’apparaît essentiel de contre-balancer ce sentiment d’impuissance qui peut nous envahir, et qui n’est que la projection de nos peurs. Comment nourrir l’espoir en l’avenir ? Comment développer la confiance en soi, en ses projets dans ce contexte compliqué ? Car nous n’avons pas le choix, nous nous devons de continuer à vivre, et pour ma part, je trouve beaucoup de réconfort dans l’idée que nos actions construisent cette confiance. « Faire » dans le sens le plus noble du terme. « Faire » pour concrétiser une idée, pour contribuer à un projet, pour répondre à un besoin, pour apprendre et se forger notre propre expérience. « Faire » pour continuer à vivre, en lien avec soi et avec le monde. En substance, ce que je comprends de cette citation de Charles Pépin, c’est que « La confiance naît de l’action ». Alors agissons. Simplement. Faisons de notre mieux, sans nous préoccuper des résultats. Ancrons-nous dans le présent pour agir sur ce qui nous semble important et laisser la confiance se déployer par nos gestes.

Une belle semaine à toutes et à tous.