A bad day not a bad life – M. Engelbreit

« It’s just a bad day, not a bad life »

Mary Engelbreit

Il y a des jours, comme ça, où rien ne va comme on voudrait. Où on se sent ronchon. Où on a la sensation de se trainer. Ces matins-là, difficile de positiver, tout parait si lourd, et si irrémédiable. On aimerait pouvoir rester au fond de son lit, et tout oublier.

Dans un passé très récent, j’avais tendance à considérer ces jours « sans », comme une rechute dans la mélancolie. Dans ces moments sombres, j’avais la certitude désespérante que ce sentiment de mal-être constituait LA réalité, et que c’étaient les autres jours, positifs et joyeux, qui, finalement, étaient l’exception.

La réalité, c’est que la vie n’est ni joyeuse, ni totalement effroyable. Je crois qu’elle est juste une succession de moments, plus ou moins courts. Certains sont teintés d’événements pénibles, d’autres sont joyeux, sans raison. Certains paraissent pesants et insupportables, et finissent pourtant par s’alléger brusquement, d’une rencontre, d’une brise, d’un petit rien inattendu.

La réalité, c’est que la vie aime nous surprendre. Et vouloir la juger « bonne » ou « mauvaise » ne constitue qu’une énième illusion de la contrôler. Cette semaine, je voudrais me défaire de cette mauvaise habitude. Tenter de vivre la vie comme une exploratrice. Je voguerai sur l’océan des événements et résisterai aux champs des sirènes, qui tentent de m’imposer des certitudes. Cette semaine ne sera alors ni « bonne », ni « mauvaise », juste l’opportunité de vivre, un peu plus intensément, le moment présent.

Je vous souhaite aussi, une belle semaine d’exploration !

Stratégie : ne rien faire

« On gagne beaucoup de batailles à ne rien faire »

Napoléon

Mais que se passe t’il en ce lundi matin? Ferais-je l’apologie de la paresse? Pas tout à fait, plutôt celle de la patience, avec laquelle on pourrait avoir tendance à la confondre. Cette phrase, que j’ai entendue récemment dans un podcast, m’a beaucoup interpellée, car elle va à l’encontre d’un énorme préjugé que je me traîne, et qui tend à me culpabiliser dés que j’arrête de travailler sur un projet auquel je tiens. Ce qui est intéressant, c’est qu’elle provient tout de même de Napoléon, qui était connu pour être un très grand stratège ! Alors qu’est-ce qu’il a bien pu vouloir dire par là ?

Entre Twitter ou les mails accessibles depuis n’importe quel téléphone, nous sommes en permanence connectés et en action. Nous tweetons en temps réel et répondons à nos e-mails dans la seconde. D’ailleurs, lorsque je travaillais encore en entreprise, j’avais souvent l’impression que mon temps de réponse aux e-mails constituait un indicateur de performance très valorisé. Jusqu’au jour où j’ai eu a gérer un tel volume de mails, que j’ai fini par en laisser passer certains… Est-ce que la Terre a explosé ? Est-ce que l’entreprise dans laquelle je travaillais a fait faillite ? Ou est-ce que les dossiers, sur lesquels j’étais, ont échoué pour autant ? Évidemment non. Mais le plus intéressant, c’est que le fait que je ne réponde pas dans la minute, ait même eu un effet très bénéfique sur leur issue ! Les personnes trouvaient elles-mêmes la solution ou prenaient conscience que le problème évoqué n’en était finalement pas un. J’étais ébahie de tels revirements. Et je crois que c’est de cela dont nous parle Napoléon: savoir poser ses pions et attendre de voir ce qu’il se passe. Rester à l’écoute du monde.

Plus je prends de l’age et moins je suis d’accord avec cette maxime qui dit « Quand on veut, on peut ». Je ne crois plus que la volonté soit le seul facteur à la réussite, en revanche, je crois profondément au pouvoir de l’intention, et c’est très différent ! Baser l’obtention de ce à quoi on aspire sur sa simple volonté, nous fait porter l’entière responsabilité de ce qui advient. Or, il existe tellement de paramètres qui rentrent en jeu pour que les choses se passent comme on l’espère. La vie est bien plus complexe que ça. En réalité, je crois que de poser une intention, faire de son mieux pour la réaliser, et ensuite, de lâcher-prise sur ce qui advient , MAXIMISE les chances de réussite.

Dans la concrétisation d’une réussite, nous avons notre part à faire, mais il est important de laisser aussi le temps et l’espace à l’univers d’œuvrer dans notre sens. La patience et la confiance, à elles seules, peuvent parfois retourner totalement une situation que l’on croyait sans issue. L’intention de cette semaine se concentre donc sur cette part de lâcher-prise. Celle où l’on garde confiance dans toutes les graines que l’on a semées pour faire advenir un projet, et on s’occupe d’autres graines à planter, pour laisser le temps à la première de grandir à son propre rythme (qui est souvent tellement plus lent que ce que nous souhaiterions !). Respecter cette temporalité, en ne faisant rien, peut paradoxalement devenir la meilleure chose à « faire » !

Cette semaine, je vous souhaite donc cette patience et cette confiance en ce qui est en cours, mais pas encore manifesté. Belle semaine à toutes et à tous !

Se nourrir en conscience

« La qualité du matériau avec lequel on joue détermine aussi la qualité des idées que l’on sera capable de produire »

Yaron Herman – Le Déclic Créatif

Cette année 2021 débute fort. Les conséquences de décisions prises en 2020 refont surface et l’importance de prendre de nouvelles décisions pour préparer l’avenir occupe pleinement ce mois de Janvier. Depuis quelque temps déjà, je me sens très inspirée par cette analogie de la « graine », que l’on sème pour en récolter les fruits plus tard. Je me suis rendu compte que nous semons en permanence des graines, sans même nous en rendre compte. Nous sommes parfois surpris de ce que nous récoltons alors que, lorsque l’on y réfléchit, il y a très souvent un lien évident entre les choix que nous avons faits et les réussites ou les échecs que nous rencontrons.

L’avenir se crée dans nos actions du présent.

Forte de cette prise de conscience, j’ai décidé de prêter une plus grande attention aux graines que je sème et d’y mettre le plus d’intention possible afin de maximiser les chances de voir éclore les projets qui me tiennent le plus à cœur. Un exemple assez bluffant pour moi a été pour 2020, de me mettre un objectif de Lecture, afin de valoriser l’apport que les livres que je fais rentrer dans ma vie peut avoir sur mes projets. Donc outre un objectif quantitatif d’un peu plus d’un livre/semaine, j’ai surtout fait une liste de livres que je souhaitais lire et un suivis des lectures effectuées dans mon Bullet journal.

Le résultat est effectivement que, même si les livres lus en 2020 ne m’ont pas tous plus, j’ai eu la sensation qu’ils venaient me nourrir, car je les avais choisis intentionnellement. Ces livres ont participé à mon développement d’une manière ou d’une autre. Faire des choix qui nous nourrissent ne dépend que de nous et en ce début de semaine, c’est sur toutes ces « petites graines » que je souhaite porter mon attention. Quelles sont les activités, les personnes, les comportements, les attitudes qui me nourrissent et celles qui sont en dissonance avec mes projets ?

Je vous souhaite à toute et à tous une excellente semaine !