JPS – Une période particulière

JPS, c’est quoi ? C’est mon petit délire, le surnom que j’ai trouvé au Journal Pour Soi, que je trouve particulièrement adapté du fait de sa ressemblance avec "GPS". Car l’intention derrière un Journal, c’est justement d’aider à s’orienter de manière autonome dans sa vie ! Alors prêt.e à expérimenter une autre façon d’écrire?

Vous vous souvenez de mon article sur le « Journal Pour Soi »? Et bien, maintenant que je vous ai, peut-être, donné envie de vous y mettre, je vous propose de passer à l’action ! Et quel meilleur moment pour se lancer que la fin de cette période très particulière, celle de la fin de ces 8 semaines de confinement ? Cela a été une bonne période ? Une période difficile ? Nous avons tous eu nos propres ressentis face à cette situation inattendue. C’est typiquement un moment particulier dont j’aime garder la trace dans mon journal, et j’ai pensé que cela pourrait intéresser ceux d’entre vous qui souhaiteraient se mettre à l’écriture d’un journal sans trop savoir comme le débuter. Ca vous tente ?

Alors pour ceux qui se sentent encore un peu timide avec la page blanche, je vous ai rédigé quelques questions qui peuvent servir de point de départ. Rien de bien compliqué, juste l’élan nécessaire pour vous lancer. D’ailleurs, ces questions ne sont que des suggestions, et vous pouvez vous en passer complètement si avez déjà à la pointe du stylo toutes les choses que vous souhaitez écrire à ce sujet. Et dans le cas où vous utilisez ces suggestions, surtout n’hésitez pas à en modifier la formulation pour qu’elle corresponde mieux à ce qui vous parle, ou à commencer par celle qui vous inspire le plus. Appropriez-vous ces idées qui ne sont en réalité que prétextes à vous accompagner. Dans le cas extrême où vous ne trouvez rien à y répondre, je vous encouragerais tout de même à l’écrire : je ne sais pas ; je n’en ai aucune idée ; cette question m’énerve ; etc… Ce qui vous vient à l’esprit. Car si par hasard, vous relisez ces lignes plus tard, ces quelques mots seront toujours plus exhaustifs qu’un espace vide ou qu’un silence. Ils reflètent aussi, à leur manière, l’état d’esprit du moment. Prêt.e.s ? Alors, à vos stylos et vos carnets :

  • Je vis la fin d’une période « particulière » dans le sens où…
  • En cette fin de confinement, je me sens…
  • Ce qui a été particulièrement difficile pour moi pendant cette période, c’est…
  • Ce qui m’a aidé dans cette période, qui m’a vraiment apporté du réconfort, c’est…
  • Le meilleur souvenir que je garde de ces 8 semaines, c’est…
  • Ce qui m’a surpris.e pendant cette période, c’est…
  • Ce dont j’ai envie, maintenant que cette période s’achève, c’est de…

Et pensez bien à dater vos écrits. On oublie si vite, les lieux et les dates des événements que l’on vit. Les noter, c’est poser un ancrage dans son histoire.

Pour ceux qui n’ont pas de carnet, ou qui souhaitent écrire sur un support dédié, je vous ai créé un fichier à télécharger gratuitement, reprenant ces questions dans un contexte plus général et en vous laissant l’espace d’y répondre.
Je l’ai intitulé « Une période particulière », car il y a bien d’autres situations, que celle de ce confinement, qui nous arrivent, et dont il peut être intéressant de garder une trace écrite. Vous pouvez décider de l’imprimer pour le remplir à la main, ou bien de l’utiliser en écrivant directement depuis une tablette avec stylet.

Pour télécharger ce document, c’est ICI.

UPDATE : si vous voulez lire ma vision du confinement, j’ai fini par la partager dans cet article.

Bonne écriture et à très vite.

fA.

Un journal pour soi

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un autre rapport à l’écriture, loin du travail d’un roman, de la rédaction d’un article ou même de la création d’un poème. Je voulais vous parler d’une écriture gratuite et libre. Une écriture juste pour soi. Certains appellent cela les «pages du matin», d’autres «Journal intime», moi j’aime y penser comme à un «journal pour soi». Une forme d’écriture comme un espace accueillant, un jardin secret où il n’y a aucune attente, aucune règle ou directive à suivre. On peut y aller juste pour respirer, pour déposer le trop-plein ou bien le vide du présent. Comme un vrai jardin de terre et de plantes, il a besoin que l’on s’occupe de lui avec une certaine fréquence, pas forcément intense mais régulière. Revenir à la page, s’octroyer cette chance de l’écriture qui nettoie, l’écriture qui apaise, l’écriture qui libère. Commencer un journal pour soi ne demande aucune volonté, plutôt du lâcher prise. S’autoriser à laisser les mots se répandre sur le papier, comme eux le décident. Ce matin, c’est la frustration d’être enfermée alors qu’il fait si beau. Un autre, ce sera la joie de célébrer un moment précieux avec une personne que j’aime. À un moment, c’est l’occasion de faire le tri dans ma tête. À un autre, l’opportunité de noter une fulgurance, comme une évidence. Toujours, ce moment est hors du temps. Il permet de s’accorder la possibilité d’exister, en dehors de la vie si prenante, si stimulante, parfois si angoissante. Une pause. L’occasion d’aller à la rencontre de soi-même et de développer une relation à « soi ». Qui es-tu l’ami ? Je suis là, je t’écoute, je prends le temps de te donner la parole, je t’aime. La forme n’est pas essentielle, mais elle peut avoir son importance si je le décide. Le choix d’un carnet, le choix d’un papier, d’une encre, comme un cadeau. Ou bien la simplicité d’un cahier inachevé, laissé à l’abandon et si heureux de retrouver une utilité. C’est un monde à soi, celui que vous décidez qu’il soit. À votre disposition où que vous soyez. Parfois, juste savoir qu’il existe, qu’il est accessible, permet de retrouver un semblant de sérénité. Alors, en cette période de confinement où les émotions peuvent parfois être difficiles à accueillir, il me semblait important de rappeler cette liberté que nous avons tous à notre portée. Une liberté qui n’est pas liée aux mètres carrés, ni aux commerces de proximité. Une liberté d’écriture que l’on se donne. Depuis des années, cette pratique est ma planche de salut, le déversoir de mes joies et de mes peines. Un filet de protection qui me rattrape quels que soient les sentiments qui me traversent ou me bousculent. Un trésor qui ne prend que plus de valeur à être partagé. Alors voilà, c’est à vous. Bonne écriture !