La vérité – J. Dizant

« La vérité d’un jour n’est pas toujours celle du lendemain. »

Johann Dizant

J’ai compris très récemment que dans ma vie, j’ai souvent donné plus de crédit à l’opinion de certaines personnes qu’à moi-même et cela m’a détourné de mon chemin, au moins pour un temps.
La vie nous met face à des choix, face a des situations qui nous construisent, un peu chaque jour. Déléguer son pouvoir de décision à quelqu’un d’autre, c’est lui laisser les rênes de sa vie. Il y a très longtemps, j’ai laissé un membre de ma famille me convaincre que je n’avais aucun talent pour l’écriture, que mon opinion n’avait aucun intérêt. C’était peut-être vrai pour cette personne, ça ne l’était pas pour moi et penser que cette personne détenait la vérité sur moi m’a empêché de vivre ce que j’avais à vivre sur ce chemin qui m’appelait. Car, j’en suis maintenant persuadée, la vérité sur soi, ne peut venir que de soi. Savoir ce qui est bon pour nous, ce que nous devrions faire dans telle situation, c’est se connecter à ce qui nous semble le plus juste à ce moment là. Nous sommes tous sur un chemin solitaire, que nous le voulions ou non. Et même nos proches ne peuvent se mettre à notre place. Cela ne veut pas dire que l’on ne peut pas écouter les conseils, mais que la seule personne qui détient la vérité sur ma vie, c’est moi. Cette vérité est intimement reliée à mon humanité, mes besoins, mes envies. Elle évolue en permanence et le seul moyen d’y accéder est de rester connecter à moi-même. Car la quête de la vérité, n’est-ce pas la quête de notre propre chemin ?
Mon intention cette semaine, est d’être plus à l’écoute de ma vérité et de déployer la confiance nécessaire pour suivre ses conseils avisés !

Une magnifique semaine à toutes et à tous ! La dernière pour moi, avant des vacances bien méritées. 🙂

Le mot du WE : ANCRAGE

Ce mot, il y a encore quelques années, je ne le connaissais pas. C’est en travaillant sur moi, par le biais de la thérapie, du yoga, que j’ai commencé à entendre parler d’ancrage, et cette découverte à elle seule a été une révélation. Une ancre, c’est un point de repère, c’est un appui, une prise à laquelle se raccrocher lorsque l’on perd pied dans les tumultes de la vie. Pendant longtemps, j’ai pensé que cette sécurité, je l’avais trouvé auprès de mes proches, avant de les perdre, et de me rendre compte, des années plus tard que, comme moi, ils faisaient partie de ce vaste océan qu’est la vie. J’ai compris que le seul endroit possible pour développer son ancrage, c’est à l’intérieur de nous. Se créer un endroit secret et intouchable dans lequel on est parfaitement en sécurité, quelles que soient les circonstances extérieures.

J’ai parfois l’impression que mon lieu d’ancrage est un mirage. Je crois l’avoir trouvé, cet oasis de verdure dans laquelle je me désaltère à la fraîcheur d’une source, pour découvrir, le jour suivant, qu’il a complètement disparu et que je me débat dans un désert de sable. Car l’ancrage n’est pas une destination fixe, plutôt un chemin d’équilibre qui nous pousse à nous recentrer sur nous, sur le présent, sur ce qui nous tient à cœur. Si l’ancrage était un animal, je pense que ce serait une tortue. Cet animal lent et paisible, capable de se réfugier à tout instant sous la protection de sa carapace. La tortue se déplace à son rythme et porte avec elle tout ce dont elle a besoin pour vivre n’importe où. Je l’envie, car cette confiance, je suis loin de la percevoir en toutes circonstances. Et si je vous en parle aujourd’hui, c’est que j’ai le sentiment de l’avoir un peu perdu depuis quelques semaines.

Comment je sais que je perds mon ancrage ?
Il y a tellement de signes, mais les plus marquants pour moi sont :
– Quand je ne prends plus soin de mes besoins primaires : un temps de sommeil suffisant, des pauses déjeuner/diner où je prends le temps de cuisiner des plats équilibrés, que je saute des repas
– Quand je lâche ma pratique sportive,
– Quand je ne sors plus de chez moi (overdose d’introversion !)
– Quand je retombe dans mes addictions : regarder des séries ou des vidéos You Tube jusqu’à pas d’heure,
– Quand je remplis frénétiquement tous les vides que je perçois : il n’y a plus de silence car j’écoute musique et Podcasts non stop, il n’y a plus de temps morts car je ne m’accorde plus aucune pause, je n’ai plus une seule soirée seule chez moi, mon agenda est blindé.
– Quand mon niveau de stress augmente sans raison apparente
Si je regarde objectivement ces indices, je crois qu’actuellement, j’estime mon niveau d’ancrage actuel autour de 50%, ce n’est pas encore la cata, mais je me sens dériver, partir avec le courant. Je ressens le besoin de faire quelque chose, avant que les courants m’amènent, malgré moi, vers des contrées inhospitalières, qui se matérialisent pour moi sous la forme d’angoisses qui montent crescendo jusqu’à devenir vraiment paralysantes.

Comment je retrouve mon ancrage ?
J’imagine que chacun trouve les activités qui fonctionnent selon sa propre sensibilité. Pour ma part, cela tourne beaucoup autour de réactiver la connexion à mon corps et à la Nature.
– Marcher en forêt, en montagne, retrouver la compagnie des arbres
– Sortir de chez moi,
– Faire du yoga, méditer
– Ecrire dans mon journal
– Jardiner, toucher la terre, observer les plantes qui poussent, les chouchouter
– Faire du ménage, ranger, trier
– Prendre le temps de cuisiner un plat pour moi, ou pour des amis
– Sortir mon appareil photo pour partir à la découverte de ce qui m’entoure
– Dormir, manger, respirer en écoutant mes besoins

Ce WE, je vais donc prendre le temps de trouver, parmi ces activités, ce qui me ferait le plus de bien. Retrouver le lien avec mon oasis perdu. Et vous, où en êtes vous dans votre ancrage ? Qu’est-ce qui vous permet de garder votre équilibre au quotidien ?

Je vous souhaite un WE ressourçant sur tous les plans !

Je suis douée en sport !

Vous le savez, je porte une attention particulière aux histoires, et en ce moment, je m’intéresse de plus près à celles que je véhicule sur moi. Il y a les histoires qui me rassurent, celles qui m’encouragent, mais aussi, parfois, des histoires obsolètes que je continue de colporter à mes dépens. Cet article, j’étais à deux doigts de l’intituler « Je suis nulle en sport », car tel est le scénario qui se joue dans ma tête depuis le collège. Pourtant, quand je prends un peu de recul, je constate que j’apprécie de me bouger, que j’ai plutôt une bonne endurance et une tonicité naturelle, qui, si je les utilisais à leur juste mesure, pourraient me permettre de déployer une pratique sportive épanouissante. Pourtant, sous couvert d’une auto dérision à laquelle je me suis habituée, je m’aperçois que je participe activement à faire perdurer, malgré moi, des pensées limitantes. Et le trait d’humour passé, je me rends compte qu’il reste toujours quelque chose de ces mots, exprimés sans vraiment les penser.

« Que vous pensiez être capable ou ne pas être capable, dans les deux cas, vous avez raison »

Henry Ford

Depuis quelques années maintenant, je fais du Yoga de manière régulière et cette pratique m’a fait énormément progresser dans la conscience de mon corps et de ses capacités. Je me suis notamment pas mal améliorée en matière de souplesse , mais il reste, malgré moi, un sujet sur lequel je n’évolue pas, c’est celui de la force physique. Et le plus étonnant, c’est qu’à chaque fois que je pourrais avoir l’occasion de la développer, mon mental abdique souvent bien avant que mon corps ait montré ses limites. Mon mental me renvoie ce message qui me semble de plus en plus aberrant :

«  tu es faible physiquement, et surtout, tu n’es pas capable de développer de la force »

D’où me vient cette idée? Et surtout, pourquoi continuer de l’entretenir alors que, manifestement, elle m’empêche d’aller de l’avant et de déployer un potentiel qui reste inexploité ?

Nous parlions ce WE avec une amie, de l’importance du mental dans la pratique sportive, et elle me relatait un épisode de Kohlanta qui l’avait particulièrement marqué. Si vous êtes un adepte de l’émission, l’épreuve des « poteaux » ne vous est pas inconnue. Elle consiste à rester sur un promontoire dont on enlève progressivement de la place pour s’y tenir debout. Cet exercice est beaucoup plus physique qu’il n’en a l’air, car il demande une grande maîtrise de son corps pour gérer son équilibre, mais il est avant tout un exercice mental.

Ne pas laisser son esprit entamer sa confiance, ne pas l’écouter lorsque les messages qu’il relaie sont contraires à nos projets, c’est un exercice à part entière. Pour ma part, la pratique du Yoga et de la méditation ont constitué des alliés précieux sur ce chemin difficile, car ils me permettent justement de prendre le recul nécessaire à une meilleure conscience de cette annexion du corps par le Mental. C’est le point de départ essentiel pour tenter une ré-écriture de ce scénario qui m’empêche d’accéder à mon potentiel. Aujourd’hui, j’ai envie de vivre une nouvelle histoire. Une histoire dans laquelle je pourrais profiter de mes capacités naturelles, mais aussi dans laquelle j’aurais plaisir à les développer pour m’épanouir pleinement. Une histoire qui dirait :

« Je suis douée en sport. J’ai une capacité à apprendre et à apprécier mes progrès, quel que soit le niveau auquel je me trouve. »

Cette épreuve des poteaux, j’ai le sentiment de l’avoir déjà vécu, plusieurs fois, à ma manière. Et certainement que vous aussi? Ce sont ces défis récurrents qui interviennent à chaque fois que je me confronte à mes propres limites. Mais dorénavant, j’ai une alternative à mes vieux schémas, un nouveau scénario auquel me raccrocher quand le doute reviendra frapper à ma porte mentale. Je crois qu’il s’agit de lâcher la volonté, trop facilement ébranlée par les pensées limitantes, et de la remplacer par une confiance que je vais devoir nourrir, au jour le jour. M’ancrer dans mon nouveau scénario jusqu’à ce qu’il remplace l’ancien. Le travailler comme un muscle à part entière.

Et vous ? Quels sont les histoires que vous vous racontez et qui vous limitent? Vous sentez-vous prêt.e pour la prochaine épreuve des poteaux? 😉