Déclic #7: contraintes vs. liberté

En cette période estivale, on ne rêve que d’une chose, c’est que toutes les contraintes du quotidien s’arrêtent et que l’on puisse ENFIN profiter pleinement de la vie.

C’est sans compter sur les conditions sanitaires qui, même si elles se sont bien améliorées dernièrement, n’en sont pas moins contraignantes pour organiser ses déplacements, surtout si l’on veut sortir des frontières de l’hexagone.

Alors, on peste, on fulmine, on s’énerve et on se demande QUAND nous pourrons ENFIN être libéré.e.s de toutes ces contraintes… Breaking news, la réponse à cette question est : JAMAIS ! La vie est une succession de contraintes, plus ou moins difficile à accueillir, alors, on fait comment ?

Est-ce que notre liberté est à jamais entravée ? C’est question que je me suis posée dans ce nouveau déclic !

La compétence de créer – C. Pépin

« Sauf à manquer de lucidité, nous ne serons jamais complètement rassurés. Il faut donc que notre compétence soit davantage que notre capacité à répéter ce que nous savons déjà faire. Elle doit devenir le terrain de développement de notre créativité. L’occasion d’une véritable présence à soi. »

Charles Pépin –  » La confiance en soi »

On a beau pester, moi la première, sur les conditions sanitaires actuelles et sur cette incertitude qui devient une constante, elle nous amène à des prises de conscience que je trouve assez universelles et essentielles. Pour ma part, c’est grâce à cette année passée à combattre ce virus, que j’ai compris l’importance, pour moi, de trouver un moyen d’apprécier l’inconnu et d’en tirer le meilleur. Me nourrir de cette vulnérabilité pour trouver un équilibre plus subtil, et aussi plus conscient.

Je ne dis pas que c’est facile, et que c’est un plaisir de tous les instants. Se remettre en cause, et chercher toujours de nouvelles manières de se réinventer, ne constituent pas chez moi, un mécanisme naturel et spontané. Je dis juste, que c’est un processus qui me rend vivante, et qui me fait progresser, bien plus concrètement, que tous ces moments où j’étais en contrôle, ces moments où j’étais une experte, une personne compétente.

Développer la confiance dans sa capacité à rebondir, plutôt que dans sa capacité à faire, telle ou telle action. Ça change tout. C’est un lâcher-prise vertigineux et excitant. Un saut en chute libre où l’on se surprend à atterrir, tout en délicatesse, dans un bonheur euphorique. Un bonheur, que l’on sait désormais possible, mais qui n’en devient pas pour autant systématique, et c’est ce qui en fait sa beauté.

Trouver en soi, suffisamment de sécurité pour oser tenter quelque chose de différent. Trouver dans le soutien de ses ami.e.s, de sa famille, de collègues bienveillants, suffisamment d’encouragements, pour essayer une autre façon de faire, de travailler, de s’amuser, de vivre, d’aimer.

Alors, à la veille d’annonces gouvernementales qui vont nous dicter de nouvelles contraintes, dont nous nous serions bien passé.e.s, je pense qu’il est important de nourrir cette part là de nous. Cette part de nous qui sait créer. Celle qui sait se réinventer et créer de petits trésors, avec presque rien, juste l’essentiel.

Je vous souhaite donc le courage et l’élan nécessaire à cette foi en la vie.

Belle semaine !

Vivre l’impossible

«  Do what you can’t »

Casey Neistat

Ras le bol. Trop de contraintes. Trop de choses que l’on nous interdit. C’est difficile de se sentir ainsi empêché.e.s en permanence. Pourtant, cela n’a rien de spécifique à la période que nous sommes en train de traverser. En réalité, il suffit d’avoir un rêve, une envie, ou bien juste une idée, pour déclencher le doute, la peur, ou toute forme de résistance, qui nous explique avec une logique implacable que NON, nous ne POUVONS PAS faire ce qui nous plaît.

Je ne sais pas si vous connaissez cette vidéo de Casey Neistat*, (qui a déjà été vue à près de 14M de vues !) dans laquelle il montre à quel point l’ère du numérique à ouvert le monde des possibles. Que ce soit dans le secteur du cinéma, de la musique, mais aussi du sport, et au final dans de très nombreuses industries, le digital nous donne accès à une tribune personnelle qui nous affranchit d’une quelconque validation extérieure. Ce blog en est une parfaite illustration. J’aime écrire, je rêvais de rédiger des articles sur des sujets qui m’animent, faire des vidéos pour partager des lectures qui m’inspirent, et BAM nous y voilà : vous lisez cet article ! Bien sûr, je ne fais pas partie de la salle de rédaction du Monde, et je n’ai pas d’émission littéraire sur une chaîne de TV, mais je vis mes envies, je nourris mes rêves, et cela n’a pas de prix !

Il existe toujours un moyen d’incarner l’action que l’on aimerait pouvoir faire, mais qui, pour des raisons qui nous échappent, ne peuvent pas avoir lieu. Mon exemple du moment : je rêve d’organiser des Ateliers en présentiel pour réfléchir, entre femmes, à la notion de « sororité ». Évidemment, actuellement, c’est impossible. Mais en me mettant en marche pour « Femmes ici et ailleurs », j’ai commencé à échanger avec des femmes qui agissent à leur niveau pour faire évoluer les choses, et c’est une autre manière de nourrir ce projet, afin de le faire exister dans les mois à venir. Et le digital, même s’il n’apporte pas les mêmes avantages que la présence réelle et le contact physique, peut aussi permettre des choses intéressantes.

« Il n’y a pas d’impossible, seulement d’autres façons de faire. »

Alors cette semaine, mon intention est de refuser de croire que nous avons des limites à nos vies. À la place, tentons d’aller vers ces « soi-disant impossibilités », pour réinventer l’existant, et profiter de toute la créativité dont nous sommes capables pour matérialiser nos envies.

Je vous souhaite, une belle semaine, et la matérialisation de beaucoup de VOS envies !

*PS: Je ne résiste pas au plaisir de vous partager cette vidéo qui donne la pêche et l’envie de repousser le champ des possibles.