Les droits des femmes – B. Obama

«  Il y a encore beaucoup de travail que nous devons faire pour améliorer les perspectives des femmes et des filles ici, et partout dans le monde… En fait, le changement le plus important, c’est de nous changer nous mêmes. »

Barack Obama

Nous sommes le 8 mars, journée consacrée aux droits des femmes. Une journée pour rappeler que nous avons beaucoup de chance de vivre dans un pays dans lequel les femmes peuvent faire partie de la vie publique et s’exprimer librement. Une journée pour rappeler, néanmoins, que rien n’est acquis, et qu’il reste encore tellement de violences et d’injustices inadmissibles, surtout au sein du « pays des droits de l’homme ». Il me semble que nous avons un devoir d’exemple vis a vis d’autres pays, aux régimes moins démocratiques, et nous sommes encore loin du compte.

En FRANCE, en 2019 : 
• 146 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire
• 27 hommes ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire
• 25 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple.
84 % des morts au sein du couple sont des femmes. Parmi les femmes tuées par leur conjoint, 41 % étaient victimes de violences antérieures de la part de leur compagnon. Par ailleurs, parmi les 21 femmes ayant tué leur partenaire, 11 d’entre elles avaient déjà été victimes de violences de la part de leur partenaire, soit 52 %.
Source : « Etude nationale sur les morts violentes au sein du couple. Année 2019 », ministère de l’Intérieur, Délégation aux victimes.

Je suis persuadée que nous, hommes et femmes, avons tellement à gagner dans l’évolution de ces mentalités ! Et pour nourrir cette culture de l’égalité, j’ai le plaisir de vous partager deux événements gratuits, organisés cette semaine par le collectif « Femmes ici et ailleurs », dont je fais partie:
– 8 mars à 12h45: L’égalité, c’est bon pour la santé
Muriel Salles est universitaire, autrice, spécialiste des questions d’égalité. Son discours clair et documenté apporte un éclairage genré très interessant aux questions de santé.
– 11 mars à 19h: Les 50 ans du “Manifeste des 343”
Il reste peu de femmes qui peuvent encore témoigner de cette époque mythique pour le droit des femmes. Claudine Monteil fait partie de celles-là et en plus une oratrice incroyable. Une chance immanquable de pouvoir écouter le récit de sa riche expérience !

Et vous? A votre niveau, que pensez-vous pouvoir changer pour contribuer à plus d’harmonie homme/femme? Une sororité plus active? Une vigilance dans l’auto-dénigrement? Une conscience des mots que l’on emploie? Nous pouvons trouver, chacun et chacune, un moyen de construire, un peu chaque jour, de cet avenir plus serein. Chaque geste compte.

Je vous souhaite une belle semaine, enrichie de cette attention particulière à l’égalité de respect et de droits, avec notre entourage. 🥰

La langue est la limite – L. Wittgenstein

« Les limites de ma langue sont les limites de mon univers. »

Ludwig Wittgenstein

La semaine dernière, j’ai assisté à une conférence sur l’écriture inclusive et l’écriture ouverte. Un moment pour m’interroger sur ma propre langue, et sur l’impact qu’elle peut avoir sur ma façon de penser. Une discussion qui pose la question de l’égalité Femme/Homme du point de vue de la structure même de notre langage. En effet, la langue française possède cette particularité de ne pas avoir de neutre, alors que cette troisième voie existait pourtant, dans le latin dont elle est issue. Cela veut dire, qu’à un moment de notre histoire, le masculin a raflé la mise, et sous couvert de vulgarisation, nous y avons perdu une richesse de genre, dont l’impact nous rattrape aujourd’hui.

Les mots façonnent notre quotidien et notre Vision du Monde. La psychologie positive nous rappelle de faire attention aux mots que nous employons, pour parler à notre entourage, où à nous-même. Car rien n’est anodin. Et devenir attentif à la façon dont on s’exprime, c’est aussi prendre soin de soi et de la réalité que l’on nourrit.

Les débats actuels sur l’évolution du français, sur la féminisation des noms de profession, et de la quête d’une écriture inclusive, font grincer bien des dents. Résistance naturelle au changement ou bien combat stratégique ? Pour ma part, je crois que s’autoriser à remettre en cause sa langue, la façon dont on s’exprime au quotidien, c’est ouvrir le champ de possibles et remettre la vie au centre de nos échanges. C’est la source de beaucoup d’espoirs.

« Quand un mot n’est pas employé, c’est comme si le concept n’existait pas. »

Chloé Delaume

Une langue vivante est une langue qui évolue. Et sans pourtant faire partie de l’Académie française, je crois que nous avons, chacun et chacune, à notre portée, les moyens de faire évoluer cette langue. Décider de remettre à l’honneur un mot oublié comme « sororité », tel que nous incite à le faire Chloé Delaume, c’est s’offrir la possibilité de déployer la solidarité entre femmes, qui est loin d’être intégrée à notre culture contemporaine.

Cette semaine, je voudrais donc que nous portions attention à la façon de parler et d’écrire pour soutenir et encourager l’inclusion. Regarder comment redonner de la place à ce neutre disparu et qui permettrait d’arrêter d’opposer, à tort, le féminin au masculin. Je crois qu’il n’existe pas qu’une seule réponse à cette question, mais que nous avons besoin de la bienveillance et de la créativité de tous.tes pour construire la langue et le monde d’après.

Une belle semaine !!

Féminisme : un engagement professionnel

Le féminisme a été pour moi, l’une des grandes révélations de 2020. Il aura fallu des événements marquants, notamment chez Ubisoft, chez qui j’ai travaillé presque 20 ans, et sur l’ensemble de la scène médiatique française, pour que je prenne pleinement conscience de l’importance du combat à mener autour de l’égalité hommes-femmes. La fin d’un déni pour moi, une étape déstabilisante, qui s’accompagne d’émotions tellement contradictoires, et surtout, de beaucoup d’interrogations.

Car m’intéresser au féminisme, a été l’occasion pour moi de m’ouvrir à des questions inédites, et d’oser remettre en cause une représentation des rapports hommes-femmes que je croyais limpide. Pour cela, j’écoute, je m’informe, j’apprends, dans l’optique de faire progresser la qualité des relations que j’ai, avec les hommes et avec les femmes que je côtoie. Ce n’est que le début d’un chemin d’apprentissage passionnant, et surtout, crucial pour l’avenir de chacun.

La rencontre avec « Femmes ici et ailleurs » (FIA) s’est faite au moment où j’ai compris que, pour moi, le féminisme ne pouvait plus être un centre d’intérêt parmi tant d’autres. Je suis Coach, mon métier est centré sur l’humain. Et il me semble aujourd’hui incontournable de me positionner clairement en faveur de cette égalité hommes-femmes, pour assurer aux personnes que j’accompagne les meilleures conditions de réussite possibles. Car, comment déployer son plein potentiel lorsque la société, dans laquelle vous évoluez, véhicule autant d’apriori limitant sur votre sexe? À ce stade, il m’apparaît donc indispensable d’agir, non seulement au niveau individuel, mais aussi au niveau de notre société elle-même.

Pierre-Yves Ginet, co-fondateur du Club avec Marie Charvet, présentait déjà en 2015, les enjeux de cette association devenue une entreprise, et le magazine devenu un bi-mestriel, avec à ce jour une Communauté de plus de 6000 adhérents.

C’est donc avec un grand plaisir que j’ai décidé de m’engager professionnellement aux cotés du Club « Femmes Ici et Ailleurs » pour participer à développer leur réseau ultra-dynamique et innovant. Un nouveau pan de mon activité qui s’inscrit en complément de celle de Coach et de créatrice d’Ateliers sur Auteurdemavie.

Mon rôle, en tant que développeuse chez FIA, est de proposer aux hommes et aux femmes qui souhaitent faire progresser leurs rapports humains, d’avoir accès à des articles, des conférences, et surtout, une communauté de personnes qui échangent activement sur les enjeux de l’égalité hommes-femmes dans le monde. Je recherche des hommes et des femmes, qui ne veulent plus se contenter de subir leurs relations, mais de les faire évoluer vers le meilleur. Car je suis persuadée que c’est en faisant bouger les lignes, chacun et chacune à notre niveau personnel, que nous créerons un monde meilleur pour nos enfants.

N’hésitez pas à me contacter via mon formulaire de contact si vous souhaitez échanger avec moi sur le Club « Femmes Ici et Ailleurs ». Je me ferai un plaisir de vous inviter à une réunion de présentation où vous pourrez découvrir par vous même l’énergie incroyable de ce Club !
Pour celles et ceux qui sont curieux de découvrir ce Magazine pas comme les autres, je vous partage un lien vers ce Numéro de Janvier-février 2020 en version digitale : Magazine Femmes Ici et ailleurs – Janvier-Février 2020

Je me réjouis à l’avance de nos futurs échanges !