La véritable histoire d’Adam & Eve

Vous en avez pas marre vous, que l’on brandisse le péché originel comme la preuve irréfutable de la perfidie des femmes ? D’où nous vient cette histoire ? Si Adam et Eve étaient les deux premiers humains sur la terre à cette époque alors quel est ce narrateur qui a pondu ce ramassis de C…. À ma connaissance, le seul être vivant dans les parages était ce fameux serpent qui a soufflé à Eve de croquer la pomme. C’est quand même dingue de donner autant de crédit à un serpent qui s’est pris pour un journaliste de presse people, trop heureux de pourrir la réputation d’Eve, et avec elle, celle de toutes les femmes, de la Création du monde à nos jours !
 
Il se trouve que, de part mes vies antérieures, je suis la descendante du petit scarabée qui s’était posé juste à coté de la pomme, qu’Eve a décidé de croquer. Je peux donc vous raconter, en détails, comment ça c’est VRAIMENT passé. Déjà, les serpents ne parlent pas. Au mieux, ils sifflent. Donc je peux vous dire que le serpent n’a rien a voir avec le fait qu’Eve ait eu l’envie de croquer la pomme. Bref, je vous raconte l’histoire comme mes ancêtres coléoptères me l’ont donc transmise :

En réalité, Eve était une femme aventureuse et curieuse du monde qui l’entourait. Elle aimait tout particulièrement se lever très tôt dans le jardin d’Eden, bien avant Adam, pour flâner à son gré et s’émerveiller de la Nature qu’elle découvrait. Je vous rappelle que pour elle, c’étaient ses premiers jours dans ce Paradis et elle appréciait tout particulièrement de remarquer les changements qui ne manquaient pas de s’opérer dans la nature sauvage de ce jardin. Et ce matin-là, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir ce fruit rouge dans l’arbre qui était couvert de si jolies fleurs il y a encore quelques semaines. À son réveil, Adam la rejoint et elle lui montre sa trouvaille. Tout deux restent interdits un moment devant cette nouveauté (on notera ici, que le mot “interdit” ne désigne aucunement une quelconque interdiction). Après quelques hésitations, Eve tend la main et se saisit du fruit. Il exhale une odeur douce et appétissante qui suscite en Eve une intuition fulgurante : elle sait qu’il s'agit d'un fruit comestible et savoureux. Elle croque dedans et se régale de sa saveur inédite. Adam est impressionné par l’audace de sa compagne et devant son air ravis, décide de gouter la pomme à son tour. Une expérience nouvelle, une envolée des papilles gustatives! Et tout comme Eve, il se délecte de ce fruit miraculeux. Ce qu’Adam et Eve ne savent pas, c’est qu’ils se trouvent dans le jardin de la Connaissance, au sein duquel, chaque fruit ouvre les portes des perceptions. Au bout de quelques minutes, Adam et Eve ressentent un changement s’opérer en eux sans véritablement parvenir à l’identifier. Ce besoin se précise, et ils décident de se trouver des vêtements pour s’habiller et soustraire leur corps au regard des autres êtres des lieux. Ils expérimentent ainsi, à la faveur du soleil couchant le plaisir nouveau de se dé-couvrir et s’émerveillent de la beauté singulière de leurs deux corps. Les dieux viennent de leur faire le cadeau de l’intimité.
- À quoi ça sert ? Demande Adam, toujours soucieux de comprendre le pourquoi des choses.
- À créer du lien, répondent les dieux.
- Viens avec moi, lui dit Eve.
Adam tourne un regard curieux vers Eve qui l’invite à la suivre, la main tendue vers lui, un sourire malicieux aux lèvres. C’est un jour faste pour Adam et Eve, car en plus de l’intimité, les dieux ont trouvé judicieux de leur apprendre également le consentement. ;)
Pour récompenser Eve de son initiative, prouvant son ouverture au monde et la confiance qu’elle porte à son intuition, les dieux lui octroient le pouvoir de donner la vie, en prenant soin de laisser à Adam sa part de responsabilité dans la conception de tout nouvel être. 
- Ils ne seront pas trop de deux, pour assumer la tâche d’élever leurs enfants, s’accordent les dieux.
Riches de ces nouveaux enseignements, Adam et Eve décident de transmettre à leurs descendants, le respect du corps de l’homme aussi bien que celui de la femme, la beauté qui découlent de leurs différences, et l’importance d’accueillir chaque nouveau fruit de la Nature comme le plus beau des cadeaux.

Oubliez l’ancienne histoire, qui n’était qu’un malentendu stupide. L’histoire vue par les yeux du Serpent a malheureusement amené confusion et conflits entre hommes et femmes. Il n’est pas trop tard pour rétablir la vérité, et ré-écrire notre histoire. Une Génèse dans laquelle l’homme et la femme sont à égalité, et vivent dans l’harmonie de leurs différences. Après tout, ne sommes-nous pas auteurs de nos vies ? 😉

Créer un Business qui me ressemble

Je vous en parlais semaine dernière, je travaille actuellement sur le projet de proposer une Newsletter mensuelle sur ce Blog. Mais il y a bien plus derrière ce projet qu’un simple envoi de mail mensuel. Car il m’a semblé opportun de profiter de cette occasion pour partager, gratuitement, avec vous, l’expérience du type d’Ateliers que je me donne pour vocation de créer. Une étape importante dans la construction de mon activité en ligne, puisque je vais enfin concrétiser l’une des nombreuses idées que j’ai pour ambition de construire dans une offre de Coaching vraiment personnelle. Par ailleurs, je crois également qu’après un an de réflexion, j’ai besoin de me prouver à moi-même que je peux réaliser une petite part du rêve qui, pour l’instant, n’existe encore que dans ma tête.

«  Donnez tout ce que vous avez. Quelqu’un pourrait aimer bien plus que vous ne l’imaginez. »

Henry Wadsworth Longfellow

Oser se dévoiler en partageant des sujets qui me tiennent à cœur n’est pas aussi simple qu’il y parait. Publier des articles emprunts de vulnérabilité est déjà un défi en soi, mais proposer une offre construite autour des valeurs qui me sont chères, c’est encore plus engageant. En faisant cela, j’accepte de m’exposer au regard des autres et à un potentiel rejet, ce qui n’est jamais facile. Ce qui me fait franchir le pas aujourd’hui, c’est principalement la foi que j’ai dans ces valeurs. Cette conviction s’est forgée au cours de ces années de frustrations où j’avais souvent la sensation d’être muselée et ne pas pouvoir les exprimer. Aujourd’hui que je suis à mon compte, il n’existe plus d’obstacles structurels et ne pas exercer cette liberté serait un véritable gâchis.

La valeur primordiale qui m’inspire et qui m’a orienté vers une formation de coaching, c’est l’Autonomie. C’est le chemin sur lequel je me trouve, c’est également celui que je souhaite transmettre. Au travers de cette vision, j’imagine créer des ateliers qui s’articulent autour de l’idée d’un coaching Autonome. Une approche qui consiste à donner les outils et former aux concepts de coaching qui aideront toute personne à se déployer par elle-même. La mission que je me donne est donc de donner les moyens, à tout un chacun, de devenir l’auteur ou l’autrice de sa propre vie.

Pour ce premier Atelier, j’ai trouvé que la thématique du Bullet Journal était la plus adaptée à une première expérience. Pour ma part, cela fait 3 ans maintenant que j’utilise un Bullet Journal et cette pratique intègre à elle seule tellement des sujets qui m’animent : le développement personnel, le fait de prendre sa vie en main, ma passion pour les carnets en tout genre et l’écriture papier. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous conseille de lire deux articles que j’ai déjà rédigé sur le sujet :
Vive le BUJO
Réconcilier Créativité & Productivité
Je sais que le sujet est très médiatisé, et certains pensent que c’est un phénomène de mode, mais je crois qu’il y a bien plus qu’une tendance derrière cet outil. Il constitue un système à la fois actionnable facilement et personnalisable qui a fait ses preuves et j’ai hâte de vous en partager ma propre vision pour qu’à votre tour, vous puissiez également vous le ré-approprier.

Depuis maintenant 2 semaines, je suis donc en mode Projet pour accoucher de cet Atelier et je retrouve l’excitation de créer et les challenges liés à la concrétisation d’une idée. Je me pose mille questions auxquelles je tente de trouver des réponses, un jour après l’autre. Quel format utiliser ? Quelle durée devrait avoir cet Atelier pour constituer un cadeau sans brader la valeur de ce que je vous offre ? Quel niveau d’exigence je me mets dans la création de ce premier module. Car je connais mes travers et le perfectionnisme et l’un de mes plus grandes résistances. Parfois, je mets la barre tellement haut que je ne parviens jamais à me lancer dans un projet. D’autres fois, j’attends de moi un tel niveau de perfection que je reste bloquée dans la phase de création, éternellement insatisfaite du résultat qui m’empêche de la clôturer. Pour éviter cela, j’ai plusieurs techniques. La première, c’est de me donner une date butoir pour lancer cet Atelier. La deuxième, est de vous la communiquer : fin du mois de juillet. Bien sûr, ça me met la pression, mais cela me donner aussi une échéance claire et je crois que c’est cela qui peut vraiment m’aider.

Et vous, vous avez des projets qui vous tiennent à cœur en ce moment? Comment vous organisez-vous pour les mettre en place ? Vous avez des techniques particulières ? Je suis toujours curieuse de tester de nouvelles choses !

L’empathie en milieu professionnel

Je suis restée presque vingt ans dans une entreprise de jeux vidéos sans être une véritable joueuse, et mes collègues savaient pertinemment qu’en dehors du travail, les jeux vidéos ne faisaient pas partie de mes loisirs. Pourtant, j’ai pris énormément de plaisir à mon travail et ma contribution a toujours été bien appréciée. Au cours de mon parcours, j’ai souvent surpris mes interlocuteurs, car sans forcément avoir d’expérience personnelle sur un sujet, je parvenais malgré tout à une compréhension des attentes humaines, qui m’assurait d’apporter une contribution pertinente. Ce regard différent, et complémentaire, je le dois à l’une de mes plus grandes qualités, qui est également l’une de mes plus grandes difficultés : l’empathie.

Que cela soit au cours de mes études ou durant mon parcours professionnel, il me suffisait de m’entourer de personnes passionnées pour me sentir connectée à leurs préoccupations. L’empathie fournit une sorte de clé d’entrée universelle avec ce que ressentent les personnes qui m’entourent. Cela fonctionne un peu comme si j’étais en mesure de me connecter aux émotions des autres. C’est à la fois fascinant et grisant. A la sortie de « Vice Versa » j’ai été bluffée par la représentation amusante qu’a fait Pixar du fonctionnement des émotions. Une vision qui colle bien avec le ressenti que j’en ai, au travers de l’empathie.

Mais vous le savez peut-être, d’un point de vue psychologique, on ne peut pas choisir entre les « bonnes » et les « mauvaises » émotions. On ressent tout, ou bien, on ne ressent rien. L’empathie, vous l’avez compris, c’est le cas où l’on ressent TOUT. Pour un Manager, avoir quelqu’un d’empathique dans son équipe n’est pas toujours confortable. Car si cette personne relaie parfaitement les énergies positives d’une équipe lorsque tout va bien, elle peut aussi devenir le porte-parole des énergies plus sombres lorsque la situation se complique. De mon point de vue, la meilleure façon d’appréhender cette situation, en tant que Manager, est de voir ce type de profil comme des canaris. Ces oiseaux ultra-sensibles, étaient utilisés par les mineurs pour prévenir du danger, et anticiper les « coups de grisou ». Je pense que, de la même façon, l’empathie peut être utilisée comme un signal d’alarme, qui va permettre de voir venir les problèmes humains avant qu’ils n’éclatent vraiment. Pour la personne empathique elle-même ? C’est un enfer. Je me suis retrouvée dans des situations où je ressentais fortement la frustration des personnes engagées dans un projet, et je me suis vite sentie submergée par leurs émotions. Dans ces conditions, il n’a jamais été simple pour moi, de trouver les mots pour prévenir du problème, sans passer pour une chieuse. Car parler d’émotions dans le travail reste compliqué, et se faire le porte-parole des émotions des autres, semblent tout bonnement impensable.

Mais alors, que faire de cette empathie « signal d’alarme », si peu récompensée pour sa pertinence, en tant que salarié ? Ma solution a été d’aller l’offrir à ceux qui y voyaient de la valeur. Et c’est en me formant au métier de Coaching professionnel, que j’ai pu véritablement valoriser toutes les facettes de cette empathie. Car il se trouve qu’en Coaching, ce que viennent chercher les clients, c’est justement cette vision sans complaisance, et cette capacité à dénicher les angles morts. Et c’est là, que j’ai compris ce qui bloquait le plus souvent dans le milieu de l’entreprise. Cette différence de perception vient des attentes de l’interlocuteur. Le Manager en entreprise attends de vous que vous fassiez votre travail, et pas vous attiriez son attention sur un potentiel problème, surtout lorsqu’il ne vous a rien demandé ! La personne en demande de coaching est déjà en recherche de solutions, et elle sera donc plus en mesure d’apprécier toute information susceptible de la mettre sur une piste. Heureusement, il m’est tout de même arrivée de rencontrer des Managers enclins a écouter leurs collaborateurs, et sensibles à la dimension psychologique que comporte forcément le travail en équipe. Mais d’expérience, ce type de compréhension est rare, et malheureusement peu encouragé. Il reste donc encore un gros travail de sensibilisation à faire, sur les mérites de l’empathie, et sur la gestion des émotions au travail. J’espère que cet article, par sa simple existence, pourra y apporter son humble contribution.