Oser troubler l’harmonie pour construire la paix – Dalaï Lama

« La paix ne signifie pas l’absence de conflits ; les divergences seront toujours là. La paix, c’est trouver des solutions pacifiques à ces divergences, par le dialogue, pas l’éducation, par la connaissance, et toutes les voies humaines. »

Dalaï Lama

Depuis que je m’engage vers plus d’égalité hommes-femmes, je me rends compte du bouleversement que cela engendre. Un bousculement de tous les corps : intellectuel, émotionnel, physique, spirituel. Cela serait si simple de ne rien dire, et de continuer comme avant. Questionner le réel, débusquer les injustices, réveille des blessures enfouies, que l’on préférerait oublier.

Je m’aperçois que cela demande un effort qui peut s’apparenter à une violence, de vouloir faire évoluer les mentalités. Que cela trouble une certaine harmonie qui s’est construite sur une soumission à un ordre qui pourrait être acceptable, s’il ne détruisait pas, à petit feu insidieux, le lien qui nous unit les uns aux autres, les unes aux uns.

Je prends conscience que contribuer à construire la paix, demande parfois de troubler une harmonie complaisante. Oser remettre en cause un ordre établi constitue un arrachement compliqué, car il demande de faire le deuil de cet équilibre dysfonctionnel. Heureusement, le Dalaï Lama nous rappelle, que la paix réside avant tout dans nos actes, nos revendications, nos intentions, à chaque instant. Il nous donne le courage de dépasser le confort d’une paix apparente, pour oser contribuer à une paix plus concrète, et plus authentique.

La difficulté, est effectivement, de trouver de la douceur pour accompagner la violence que constitue le fait d’opérer ces changements. La nature humaine résiste, c’est sa réaction la plus primale. Mais la force de l’humanité est aussi de savoir dépasser ces résistances, pour continuer d’évoluer, de s’améliorer.

Cette semaine, je souhaite attirer l’attention sur cette douceur à remettre au cœur de nos façons d’agir au quotidien, pour accomplir les changements nécessaires à notre évolution. Je crois qu’il est important de rester intransigeant sur les valeurs auxquelles on croit, mais qu’il est néanmoins toujours possible de les incarner avec bienveillance et ouverture. Faire appel à toute notre créativité, pour échanger, éduquer, transmettre, en prenant soin de soi et des autres.

Une très belle semaine à toutes et à tous !

A bad day not a bad life – M. Engelbreit

« It’s just a bad day, not a bad life »

Mary Engelbreit

Il y a des jours, comme ça, où rien ne va comme on voudrait. Où on se sent ronchon. Où on a la sensation de se trainer. Ces matins-là, difficile de positiver, tout parait si lourd, et si irrémédiable. On aimerait pouvoir rester au fond de son lit, et tout oublier.

Dans un passé très récent, j’avais tendance à considérer ces jours « sans », comme une rechute dans la mélancolie. Dans ces moments sombres, j’avais la certitude désespérante que ce sentiment de mal-être constituait LA réalité, et que c’étaient les autres jours, positifs et joyeux, qui, finalement, étaient l’exception.

La réalité, c’est que la vie n’est ni joyeuse, ni totalement effroyable. Je crois qu’elle est juste une succession de moments, plus ou moins courts. Certains sont teintés d’événements pénibles, d’autres sont joyeux, sans raison. Certains paraissent pesants et insupportables, et finissent pourtant par s’alléger brusquement, d’une rencontre, d’une brise, d’un petit rien inattendu.

La réalité, c’est que la vie aime nous surprendre. Et vouloir la juger « bonne » ou « mauvaise » ne constitue qu’une énième illusion de la contrôler. Cette semaine, je voudrais me défaire de cette mauvaise habitude. Tenter de vivre la vie comme une exploratrice. Je voguerai sur l’océan des événements et résisterai aux champs des sirènes, qui tentent de m’imposer des certitudes. Cette semaine ne sera alors ni « bonne », ni « mauvaise », juste l’opportunité de vivre, un peu plus intensément, le moment présent.

Je vous souhaite aussi, une belle semaine d’exploration !

Vivre l’impossible

«  Do what you can’t »

Casey Neistat

Ras le bol. Trop de contraintes. Trop de choses que l’on nous interdit. C’est difficile de se sentir ainsi empêché.e.s en permanence. Pourtant, cela n’a rien de spécifique à la période que nous sommes en train de traverser. En réalité, il suffit d’avoir un rêve, une envie, ou bien juste une idée, pour déclencher le doute, la peur, ou toute forme de résistance, qui nous explique avec une logique implacable que NON, nous ne POUVONS PAS faire ce qui nous plaît.

Je ne sais pas si vous connaissez cette vidéo de Casey Neistat*, (qui a déjà été vue à près de 14M de vues !) dans laquelle il montre à quel point l’ère du numérique à ouvert le monde des possibles. Que ce soit dans le secteur du cinéma, de la musique, mais aussi du sport, et au final dans de très nombreuses industries, le digital nous donne accès à une tribune personnelle qui nous affranchit d’une quelconque validation extérieure. Ce blog en est une parfaite illustration. J’aime écrire, je rêvais de rédiger des articles sur des sujets qui m’animent, faire des vidéos pour partager des lectures qui m’inspirent, et BAM nous y voilà : vous lisez cet article ! Bien sûr, je ne fais pas partie de la salle de rédaction du Monde, et je n’ai pas d’émission littéraire sur une chaîne de TV, mais je vis mes envies, je nourris mes rêves, et cela n’a pas de prix !

Il existe toujours un moyen d’incarner l’action que l’on aimerait pouvoir faire, mais qui, pour des raisons qui nous échappent, ne peuvent pas avoir lieu. Mon exemple du moment : je rêve d’organiser des Ateliers en présentiel pour réfléchir, entre femmes, à la notion de « sororité ». Évidemment, actuellement, c’est impossible. Mais en me mettant en marche pour « Femmes ici et ailleurs », j’ai commencé à échanger avec des femmes qui agissent à leur niveau pour faire évoluer les choses, et c’est une autre manière de nourrir ce projet, afin de le faire exister dans les mois à venir. Et le digital, même s’il n’apporte pas les mêmes avantages que la présence réelle et le contact physique, peut aussi permettre des choses intéressantes.

« Il n’y a pas d’impossible, seulement d’autres façons de faire. »

Alors cette semaine, mon intention est de refuser de croire que nous avons des limites à nos vies. À la place, tentons d’aller vers ces « soi-disant impossibilités », pour réinventer l’existant, et profiter de toute la créativité dont nous sommes capables pour matérialiser nos envies.

Je vous souhaite, une belle semaine, et la matérialisation de beaucoup de VOS envies !

*PS: Je ne résiste pas au plaisir de vous partager cette vidéo qui donne la pêche et l’envie de repousser le champ des possibles.