Se nourrir en conscience

« La qualité du matériau avec lequel on joue détermine aussi la qualité des idées que l’on sera capable de produire »

Yaron Herman – Le Déclic Créatif

Cette année 2021 débute fort. Les conséquences de décisions prises en 2020 refont surface et l’importance de prendre de nouvelles décisions pour préparer l’avenir occupe pleinement ce mois de Janvier. Depuis quelque temps déjà, je me sens très inspirée par cette analogie de la « graine », que l’on sème pour en récolter les fruits plus tard. Je me suis rendu compte que nous semons en permanence des graines, sans même nous en rendre compte. Nous sommes parfois surpris de ce que nous récoltons alors que, lorsque l’on y réfléchit, il y a très souvent un lien évident entre les choix que nous avons faits et les réussites ou les échecs que nous rencontrons.

L’avenir se crée dans nos actions du présent.

Forte de cette prise de conscience, j’ai décidé de prêter une plus grande attention aux graines que je sème et d’y mettre le plus d’intention possible afin de maximiser les chances de voir éclore les projets qui me tiennent le plus à cœur. Un exemple assez bluffant pour moi a été pour 2020, de me mettre un objectif de Lecture, afin de valoriser l’apport que les livres que je fais rentrer dans ma vie peut avoir sur mes projets. Donc outre un objectif quantitatif d’un peu plus d’un livre/semaine, j’ai surtout fait une liste de livres que je souhaitais lire et un suivis des lectures effectuées dans mon Bullet journal.

Le résultat est effectivement que, même si les livres lus en 2020 ne m’ont pas tous plus, j’ai eu la sensation qu’ils venaient me nourrir, car je les avais choisis intentionnellement. Ces livres ont participé à mon développement d’une manière ou d’une autre. Faire des choix qui nous nourrissent ne dépend que de nous et en ce début de semaine, c’est sur toutes ces « petites graines » que je souhaite porter mon attention. Quelles sont les activités, les personnes, les comportements, les attitudes qui me nourrissent et celles qui sont en dissonance avec mes projets ?

Je vous souhaite à toute et à tous une excellente semaine !

Créer son cadre de travail idéal

Ce n’est pas toujours facile d’identifier les pensées limitantes que nous pouvons avoir sur les sujets qui nous tiennent à cœur. Parfois, ces idées préconçues sont tellement bien ancrées dans nos comportements qu’elles nous semblent aller de soi, on n’a même pas l’idée de les remettre en question. C’est souvent une fois confronté à l’échec que l’on accepte l’idée que, peut-être, ce que nous pensions être une vérité, n’en est pas une.

C’est exactement ce dont je suis en train de faire l’expérience dans le cheminement qui est le mien, pour libérer ma créativité. Je suis sortie du salariat, persuadée que je n’étais pas faite pour travailler dans une activité cadrée, et que c’est en m’affranchissant de ces limites que j’allais pouvoir déployer mon potentiel. En devenant entrepreneur, je me suis donc généreusement accordé une liberté totale, en rejet total de tout cadre que je jugeais enfermant. Après plusieurs mois d’entrepreneuriat, je constate que la liberté absolue est tout aussi contre-productive qu’un environnement trop rigide. Et à vouloir réinventer entièrement ma façon de travailler, j’ai complètement omis l’avantage essentiel d’avoir un cadre de travail : le sentiment de sécurité.

« Don’t think outside the box, make the box great again »

Yaron Herman

Comme souvent, la question n’est pas d’avoir ou de ne pas avoir de cadre, mais bien de trouver un équilibre et de se créer son propre cadre de travail. Un environnement dans lequel nous pouvons véritablement nous épanouir, et donner libre cours à nos talents. Ce cadre est différent pour chacun d’entre nous, et il s’agit de repérer dans notre fonctionnement ce qui nous pousse à l’action, ce qui nous motive vraiment. J’ai donc décidé de clarifier, pour moi, ce qui constituait un cadre de travail propice à mon travail, et ce qui était totalement rédhibitoire :

MON CADRE IDÉALMON CAUCHEMAR
– Me procure un sentiment de sécurité
– Me stimule, génère des idées
– Me simplifie la vie
– Me pousse à l’action
– Dynamise mon travail avec les autres
– S’adapte en cours de route, pour se mettre au service de mes besoins et de mon projet
– Me dicte ce que je dois faire
– Me dicte comment je dois faire
– M’impose des devoirs, mais aucuns droits
– Me demande de faire sans tenir compte de mes besoins, mes envies, ou mes intuitions
– Me donne des échéances irréalistes
– Cadre immuable et rigide, qui n’accepte aucune exception

Sachant cela, le challenge consistait à trouver des moyens concrets pour construire, peu à peu, ce cadre idéal et sur-mesure. Le seul moyen d’y parvenir : l’expérimentation ! Certaines choses fonctionnent, et d’autres pas du tout. Je pense que cela va encore certainement s’affiner avec le temps, mais je vous partage ce que j’ai pu identifier pour créer mon propre cadre idéal :

CE QUI M’AIDE CE QUI NE ME CONVIENT PAS
– Avoir des horaires de travail
– Prévoir mon temps libre / repos
– Me donner des objectifs clairs et précis (BUJO*)
– Mettre en place des rituels de travail
– Planifier mes taches la veille pour le lendemain (BUJO)
– Travailler avec des échéances qui ont du sens pour moi (BUJO)
– Estimer à l’avance le temps à passer sur une tache
– Baliser le long-terme dans les grosses lignes (BUJO)
– Me créer des obligations en fonction de ce que j’imagine que l’on attend de mon travail
– Avoir une routine trop stricte
– Travailler avec une échéance arbitraire
– Planifier en détail et très en amont
– M’obliger à me cantonner à un sujet, une façon de faire, un type de travail sans tenir compte de ce qui émerge d’un projet
* Le bullet journal (BUJO) est un carnet « fait maison » qui rassemble agenda et prise de notes. C’est un outil que j’utilise depuis plusieurs années pour m’organiser, et améliorer ma façon de travailler. Pour rappel, j’ai créé un atelier gratuit à ce sujet.

Et vous, quelles sont les conditions de travail qui vous motivent ? Vous avez des méthodes infaillibles pour faire avancer vos projets ? Je suis curieuse de vos bons plans !

Atelier BUJO, lancement douceur

Depuis le temps que je vous en parle, je me lance enfin. Alors, je vais emprunter du vocabulaire de mon ancien taf, déjà parce que ça fait un clin d’œil à mes ancien.ne.s collègues (Big up, je pense à vous !), mais aussi parce que ça me fait plaisir : nous allons partager ensemble un moment particulier, presqu’intime, entre initiés, celui du « soft launch », autrement dit, le « lancement douceur ». 🙂

Pour celles et ceux qui n’ont pas pris l’option marketeux/franglais pendant leurs études, sachez que ce n’est pas grave, je vais tout vous expliquer. Alors voilà, après des semaines de tournages chez moi, face à mon iPad, à paramétrer mes petites campagnes Mailchimp, arrive enfin l’heure tant attendue de tout mettre en ligne et de tester mon Atelier Bullet Journal Gratuit avec les plus aventureux d’entre vous qui se sont déjà inscrits à ma Newsletter. Pour les petits retardataires qui adorent tester les nouveautés en avant-première, il n’est évidemment pas trop tard. Je vous encourage à aller sur la Page Atelier sur laquelle vous trouverez toutes les infos nécessaires pour vous inscrire.

« Soft Launch » cela veut dire que, volontairement, je ne fais pas (encore) une communication massive sur l’atelier pour me donner le temps d’échanger avec celles et ceux d’entre vous qui le souhaitent, afin de peaufiner cet atelier. N’hésitez pas à me contacter ateliers@auteurdemavie.com si vous rencontrez des difficultés à n’importe laquelle des étapes depuis votre inscription à la Newsletter. Cette phase est faite pour trouver des solutions à tous les potentiels problèmes que vous pourriez rencontrer. En parallèle, sachez que j’ai également préparé une Page FAQ (les questions les plus fréquentes) afin d’anticiper quelques-unes de vos questions.

« Soft Launch » cela veut également dire que j’attends de vous que vous soyez doux avec moi. 😉
J’ai prévu un petit sondage, qui arrivera dans votre boite mail en toute fin d’atelier, pour vous demander votre opinion sur votre expérience. Tout retour de votre part est précieux pour moi, afin de pouvoir améliorer le contenu de futurs ateliers, et je remercie par avance, toutes celles et tout ceux, qui prendront le temps de répondre à mes questions. Je tenais néanmoins à vous rappeler la consigne de bienveillance, qui s’applique dans tout processus de feedback. Un retour constructif commence toujours par ce que vous avez aimé, puis dans un deuxième temps seulement, s’attache à ce qui, selon vous, pourraient être améliorés. Il ne s’agit pas ici de vous dissuader de vos retours critiques, car je sais combien ils sont précieux, mais en réalité, ils le sont tout autant que vos encouragements. C’est la base de la pédagogie blanche qui prend le contre-pied de la pédagogie noire qu’ont subit nos grand-parents, et même nos parents, et dont nous payons encore le prix aujourd’hui en terme de manque de confiance et d’estime de soi. Soyons doux les uns avec les autres, les messages passent tout aussi bien lorsqu’ils sont dits en prenant soin de l’autre. <3

Enfin, « Soft Launch » ça veut aussi dire que j’ai envie de vous choyer. Vous êtes mes premiers participants, mes cobayes, et je vous prépare un petit cadeau dans la première Newsletter que je devrais vous envoyer dans la semaine. J’y rassemble les petits trésors que j’ai pris le temps de ramasser sur le bord de mon chemin ces derniers mois, pour m’inspirer et pour vous partager. J’espère qu’ils vous plairont autant qu’à moi.

En attendant, je vous partage la chanson que j’ai choisie pour accompagner ce petit moment d’éternité.

A très vite,

FA.