Déclic#8 : Action vs. Agitation

À quelques jours de mes vacances, je me questionne sur la quête effrénée à l’action qui nous pousse à prévoir des TO DO List longue comme le bras, même en vacances.

Loin de moi l’idée de fustiger les To Do list, car mon expérience du Bullet Journal m’a prouvé leur efficacité. Mais cela ne veut pas dire que cette liste ne puisse pas bénéficier d’un peu de love & care ! 🥰

Car certaines journées peuvent ressembler à un véritable marathon d’actions qui épuisent plus qu’elles ne font avancer les projets. Alors pourquoi étaient-elles prévues au programme ? Bonne question…

Aujourd’hui, je propose donc de passer ces actions au crible, en utilisant un nouveau filtre d’analyse : ACTION ou AGITATION ?

Curieuse d’avoir vos avis sur la question. 🤗

Créer son cadre de travail idéal

Ce n’est pas toujours facile d’identifier les pensées limitantes que nous pouvons avoir sur les sujets qui nous tiennent à cœur. Parfois, ces idées préconçues sont tellement bien ancrées dans nos comportements qu’elles nous semblent aller de soi, on n’a même pas l’idée de les remettre en question. C’est souvent une fois confronté à l’échec que l’on accepte l’idée que, peut-être, ce que nous pensions être une vérité, n’en est pas une.

C’est exactement ce dont je suis en train de faire l’expérience dans le cheminement qui est le mien, pour libérer ma créativité. Je suis sortie du salariat, persuadée que je n’étais pas faite pour travailler dans une activité cadrée, et que c’est en m’affranchissant de ces limites que j’allais pouvoir déployer mon potentiel. En devenant entrepreneur, je me suis donc généreusement accordé une liberté totale, en rejet total de tout cadre que je jugeais enfermant. Après plusieurs mois d’entrepreneuriat, je constate que la liberté absolue est tout aussi contre-productive qu’un environnement trop rigide. Et à vouloir réinventer entièrement ma façon de travailler, j’ai complètement omis l’avantage essentiel d’avoir un cadre de travail : le sentiment de sécurité.

« Don’t think outside the box, make the box great again »

Yaron Herman

Comme souvent, la question n’est pas d’avoir ou de ne pas avoir de cadre, mais bien de trouver un équilibre et de se créer son propre cadre de travail. Un environnement dans lequel nous pouvons véritablement nous épanouir, et donner libre cours à nos talents. Ce cadre est différent pour chacun d’entre nous, et il s’agit de repérer dans notre fonctionnement ce qui nous pousse à l’action, ce qui nous motive vraiment. J’ai donc décidé de clarifier, pour moi, ce qui constituait un cadre de travail propice à mon travail, et ce qui était totalement rédhibitoire :

MON CADRE IDÉALMON CAUCHEMAR
– Me procure un sentiment de sécurité
– Me stimule, génère des idées
– Me simplifie la vie
– Me pousse à l’action
– Dynamise mon travail avec les autres
– S’adapte en cours de route, pour se mettre au service de mes besoins et de mon projet
– Me dicte ce que je dois faire
– Me dicte comment je dois faire
– M’impose des devoirs, mais aucuns droits
– Me demande de faire sans tenir compte de mes besoins, mes envies, ou mes intuitions
– Me donne des échéances irréalistes
– Cadre immuable et rigide, qui n’accepte aucune exception

Sachant cela, le challenge consistait à trouver des moyens concrets pour construire, peu à peu, ce cadre idéal et sur-mesure. Le seul moyen d’y parvenir : l’expérimentation ! Certaines choses fonctionnent, et d’autres pas du tout. Je pense que cela va encore certainement s’affiner avec le temps, mais je vous partage ce que j’ai pu identifier pour créer mon propre cadre idéal :

CE QUI M’AIDE CE QUI NE ME CONVIENT PAS
– Avoir des horaires de travail
– Prévoir mon temps libre / repos
– Me donner des objectifs clairs et précis (BUJO*)
– Mettre en place des rituels de travail
– Planifier mes taches la veille pour le lendemain (BUJO)
– Travailler avec des échéances qui ont du sens pour moi (BUJO)
– Estimer à l’avance le temps à passer sur une tache
– Baliser le long-terme dans les grosses lignes (BUJO)
– Me créer des obligations en fonction de ce que j’imagine que l’on attend de mon travail
– Avoir une routine trop stricte
– Travailler avec une échéance arbitraire
– Planifier en détail et très en amont
– M’obliger à me cantonner à un sujet, une façon de faire, un type de travail sans tenir compte de ce qui émerge d’un projet
* Le bullet journal (BUJO) est un carnet « fait maison » qui rassemble agenda et prise de notes. C’est un outil que j’utilise depuis plusieurs années pour m’organiser, et améliorer ma façon de travailler. Pour rappel, j’ai créé un atelier gratuit à ce sujet.

Et vous, quelles sont les conditions de travail qui vous motivent ? Vous avez des méthodes infaillibles pour faire avancer vos projets ? Je suis curieuse de vos bons plans !

Atelier BUJO, lancement douceur

Depuis le temps que je vous en parle, je me lance enfin. Alors, je vais emprunter du vocabulaire de mon ancien taf, déjà parce que ça fait un clin d’œil à mes ancien.ne.s collègues (Big up, je pense à vous !), mais aussi parce que ça me fait plaisir : nous allons partager ensemble un moment particulier, presqu’intime, entre initiés, celui du « soft launch », autrement dit, le « lancement douceur ». 🙂

Pour celles et ceux qui n’ont pas pris l’option marketeux/franglais pendant leurs études, sachez que ce n’est pas grave, je vais tout vous expliquer. Alors voilà, après des semaines de tournages chez moi, face à mon iPad, à paramétrer mes petites campagnes Mailchimp, arrive enfin l’heure tant attendue de tout mettre en ligne et de tester mon Atelier Bullet Journal Gratuit avec les plus aventureux d’entre vous qui se sont déjà inscrits à ma Newsletter. Pour les petits retardataires qui adorent tester les nouveautés en avant-première, il n’est évidemment pas trop tard. Je vous encourage à aller sur la Page Atelier sur laquelle vous trouverez toutes les infos nécessaires pour vous inscrire.

« Soft Launch » cela veut dire que, volontairement, je ne fais pas (encore) une communication massive sur l’atelier pour me donner le temps d’échanger avec celles et ceux d’entre vous qui le souhaitent, afin de peaufiner cet atelier. N’hésitez pas à me contacter ateliers@auteurdemavie.com si vous rencontrez des difficultés à n’importe laquelle des étapes depuis votre inscription à la Newsletter. Cette phase est faite pour trouver des solutions à tous les potentiels problèmes que vous pourriez rencontrer. En parallèle, sachez que j’ai également préparé une Page FAQ (les questions les plus fréquentes) afin d’anticiper quelques-unes de vos questions.

« Soft Launch » cela veut également dire que j’attends de vous que vous soyez doux avec moi. 😉
J’ai prévu un petit sondage, qui arrivera dans votre boite mail en toute fin d’atelier, pour vous demander votre opinion sur votre expérience. Tout retour de votre part est précieux pour moi, afin de pouvoir améliorer le contenu de futurs ateliers, et je remercie par avance, toutes celles et tout ceux, qui prendront le temps de répondre à mes questions. Je tenais néanmoins à vous rappeler la consigne de bienveillance, qui s’applique dans tout processus de feedback. Un retour constructif commence toujours par ce que vous avez aimé, puis dans un deuxième temps seulement, s’attache à ce qui, selon vous, pourraient être améliorés. Il ne s’agit pas ici de vous dissuader de vos retours critiques, car je sais combien ils sont précieux, mais en réalité, ils le sont tout autant que vos encouragements. C’est la base de la pédagogie blanche qui prend le contre-pied de la pédagogie noire qu’ont subit nos grand-parents, et même nos parents, et dont nous payons encore le prix aujourd’hui en terme de manque de confiance et d’estime de soi. Soyons doux les uns avec les autres, les messages passent tout aussi bien lorsqu’ils sont dits en prenant soin de l’autre. <3

Enfin, « Soft Launch » ça veut aussi dire que j’ai envie de vous choyer. Vous êtes mes premiers participants, mes cobayes, et je vous prépare un petit cadeau dans la première Newsletter que je devrais vous envoyer dans la semaine. J’y rassemble les petits trésors que j’ai pris le temps de ramasser sur le bord de mon chemin ces derniers mois, pour m’inspirer et pour vous partager. J’espère qu’ils vous plairont autant qu’à moi.

En attendant, je vous partage la chanson que j’ai choisie pour accompagner ce petit moment d’éternité.

A très vite,

FA.